Le sandwich des restes du dimanche
Depuis quelques années, j’ai développé une sorte d’allergie (voire d’aversion) au poulet rôti. C’est consécutif à une overdose estivale de poulet froid. En gros, je peux plus voir un bout de poulet rôti froid en peinture.
J’ai jamais été super fan du poulet rôti froid, pour tout dire (Papi, de là où tu es, si tu me vois, tu dois sourire parce que ça, c’est de toi que je le tiens). Je l’adore chaud et tiède, mais franchement, les restes le lendemain, c’est pas mon kiff. J’ai un peu eu le même traumatisme avec la dinde de Noël, d’ailleurs.
Alors vous allez me dire : « Nan mais t’es sérieuse meuf ? Y’a PLEIN, mais PLEIN de manière d’accommoder un reste de poulet rôti : Tu le fais avec de la béchamel et des champignons en garniture de crêpe fourrée, de vol au vent, tu le haches et tu fais des tomates farcies, tu le coupes en morceaux et tu le mets dans une sauce tomate avec des pâtes…. »
Oui, évidemment. J’ai déjà essayé tout ça. Sauf que. Je n’aime pas le goût du poulet rôti qu’on a réchauffé ensuite. Mais alors vraiment pas. Je ne suis pas non plus ultra fan des petits dés de poulet froid dans une salade de pâtes ou de riz : c’est sec, c’est fadasse, bref, c’est pas le pied quoi.
Le souci, c’est que dimanche, Gremlinette a absolument voulu manger du poulet rôti. Pour une fois qu’elle réclamait un plat particulier, je n’ai pas eu le cœur de refuser (enfin, j’avoue avoir essayé par tous les moyens possibles de lui faire choisir autre chose, mais rien à faire) et comme à chaque fois, je me suis retrouvée avec un énorme tupperware de poulet froid.
A la maison, on est plutôt synchro : les Gremlins aiment le pilon, l’Homme et moi le haut de cuisse et Lolita quand elle est là ne mange que le blanc. Sauf que là, c’était un weekend où elle n’était pas là alors il m’est resté tout le blanc et les deux ailes. Soit beaucoup de poulet froid, surtout quand on n'aime pas ça.
Une partie du blanc a été refilée à l’Homme un soir, réchauffée avec la sauce, mais il m’en restait encore quand même pas mal après ça. J’ai décidé de l’utiliser dans un sandwich pas du tout healthy mais plein de saveurs, avec de l’œuf dur, de la mayo et surtout, une bonne baguette bien fraiche achetée le matin même chez mon boulanger préféré, aka Ô Fournil des Artistes.
On a mangé ça le mercredi l’Homme, Gremlin et moi, et Gremlinette a mangé le petit reste de garniture le soir avec ses pâtes. Je crois pouvoir dire sans trop me vanter que ce fût un réel succès. Je me suis dit que j’allais partager la recette, au cas où il y aurait d’autres intoxiqués du poulet froid.
Alors juste une chose : pour la mayonnaise, idéalement, il faudrait la faire maison. Sauf que 1/je suis nulle en mayonnaise et 2/j’avais pas le courage de tenter une mayo maison ni envie de risquer de la foirer.
Ingrédients (pour trois personnes)
- 2 belles baguettes
- Environ 200 g de restes de poulet rôti
- 1 cuillère à café de moutarde de Dijon
- 1 cuillère à café de moutarde type Heinz ou Savora
- 4 grosses cuillères à soupe de mayonnaise
- 4 cornichons
- ½ échalote
- 2 œufs
- 1 petite botte de ciboulette
- Poivre
Mettre les œufs dans une casserole pleine d’eau et porter à ébullition. Laisser cuire 10 minutes à partir de l’ébullition, puis plonger les œufs dans de l’eau froide pour stopper la cuisson.
Ecaler les œufs, les couper en deux et déposer le jaune dans un bol. Couper le blanc grossièrement au couteau et déposer dans un saladier.
Dans le bol qui contient les jaunes, mettre les deux moutardes, la mayonnaise et le poivre, mélanger. Ajouter ensuite l’échalote et les cornichons émincés très finement et mélanger à nouveau.
Couper le poulet en petits morceaux et le mettre dans le saladier avec les morceaux de blanc d’œuf, mélanger, ajouter la ciboulette ciselée et la sauce à la mayonnaise. Mélanger.
Couper une baguette en deux et l’ouvrir en portefeuille, garnir généreusement de mélange à base de poulet, refermer et croquer dedans à pleines dents.
Au-dessus d’une assiette parce qu’on s’en met partout mais c’est trop bon.



