Langue de porc salée en vinaigrette
Cette année, les vacances d’été ont été un peu chamboulées par le Comachin et je n’ai pu partir que 15 jours dans mon second chez moi. Je serais bien restée une semaine de plus, mais bon, on fait ce qu’on peut.
Le bon côté, c’est que j’ai eu 15 jours toute seule à la maison en tête à museau avec le Serial Pisseur, qui d’ailleurs ne pisse plus depuis qu’il est sous antidépresseurs et surtout, depuis qu’il est libéré de ses colocataires bipèdes (famille de case soces je vous dis).
Alors certes, je bossais, mais franchement : 15 jours avec zéro obligation, zéro stress sur les horaires (si t’arrives un peu en retard ben c’est pas grave, tu peux rester 10 minutes de plus le soir, t’as pas de gosses à récupérer) et surtout zéro charge mentale, c’est comme des vacances.
En gros, j’ai fait ce que je voulais quand je voulais comme je voulais. Envie d’un afterwork après le boulot : pas de souci, personne ne va te faire de scène en rentrant. Envie d’un resto avec un pote ? Pas de souci, personne ne va t’inquisiter pour savoir avec qui tu étais. Pas envie de faire à bouffer ? Pas de souci, tu coupes une tomate, une burrata et hop, un repas délicieux. Envie de bouffer un truc ultra cracra ? Pas de souci, personne ne fera la tronche dans l’assiette tu peux te lâcher sur les pieds de porc, le museau et les oreilles confites !
C’est comme ça que je me suis retrouvée à acheter une langue de porc salée chez un boucher du marché dont l’étal regorgeait de cochonneries toutes plus appétissantes les unes que les autres.
Au départ, je ne savais pas trop à quelle sauce j’allais manger cette langue, puis j’ai finalement opté pour un classique avec une sauce façon gribiche allégée. Je me suis régalée, j’ai juste regretté que la langue soit si petite, mais comme a dit le boucher « le cochon n’est pas très bavard ». La prochaine fois, j’en ferai cuire deux ou trois à la fois, parce que c’est une cuisson assez longue et que pour juste une petite langue, ça fait long. C’est le seul bémol de cette recette.
Allez, trève de bavardages, je vous livre la recette, c’est hyper simple.
Ingrédients
Pour une personne
- 1 langue de porc salée
- 1 échalote
- 4 ou 5 cornichons
- 1 cuillère à café de câpres
- 1 cuillère à café de moutarde type Savora
- 1 cuillère à soupe de Melfor ou de vinaigre de cidre
- De l’huile neutre
- 4 ou 5 gousses d’ail
- 1 cuillère à café de grains de poivre
- Sel, poivre du moulin
Faire dessaler la langue quelques heures dans de l’eau froide. Et non, vous n'avez pas l'esprit mal tourné, ça ressemble VRAIMENT à autre chose...
Le boucher m’avait dit une nuit, mais franchement, une demi-journée ça suffit largement.
Dans une cocotte qui va au four, déposer la langue de porc, ajouter les gousses d’ail épluchés et coupées en deux, le poivre en grains et couvrir d’eau bouillante.
Mettre le couvercle et enfourner à 170°C pour deux heures. Laisser refroidir dans le four toute la nuit.
Le lendemain matin, mettre la cocotte au frais.
Pour déguster, il suffit de couper la langue en tranches en enlevant les petites peaux les plus épaisses.
Mettre la moutarde dans un bol, ajouter le Melfor et mélanger.
Hacher au couteau l’échalote, les cornichons et les câpres et mettre le tout dans le bol, saler, poivrer et verser l’huile, sans cesser de mélanger.
Napper les tranches de langue de porc de vinaigrette et déguster avec de bonnes tomates du jardin ou des pommes de terre vapeur.
C’est rustique à souhait, c’est fondant, moelleux, bref, du bonheur. La prochaine fois, j’en achète plusieurs et je fais goûter aux Gremlins.








