Pappardelles à la crème d'ail
Il y a quelques temps, pour le boulot, je suis allée à Lille. Levée aux aurores après une nuit fortement perturbée par les quintes de toux de Gremlinette, privée de ma dose complète de caféine dès le réveil j’ai commencé par monter dans le mauvais wagon (si, si, il est possible d’être aussi bête étourdie). Ma journée commençait donc super mal, mais tout s’est arrangé et je suis finalement arrivée à bon port dans la ville de mon Papa (et dont je me sens un peu originaire aussi, même si je n’y ai mis les pieds que deux ou trois fois).
Coup de bol, on a terminé un peu plus tôt que prévu et nous avons eu le temps d’aller faire un petit tour dans le Foufour qui se trouve juste à côté de la gare. J’étais en quête de gaufres liégeoises (pas trouvé) et d’amer Somer (persuadée que c’était Chti mais en fait c’est Alsacien, un autre quart de mes origines), mais je suis finalement repartie avec un Vieux Lille et une tresse d’ail fumé (d’ailleurs, si vous voulez avoir un wagon de TGV pour vous tout seul, je conseille vivement le combo ail fumé / Vieux Lille….).
L’ail fumé, j’en avais entendu parler, j’avais lu plein de trucs dessus, mais je n’en n’ai jamais vu à Lyon. Donc là, quand je suis passée à côté et que j’ai vu (et surtout senti) ces jolies tresses, j’ai craqué (et pour 3.99 euros, on ne va pas se priver).
Un soir où, pour changer, j’étais sur les rotules et en panne d’inspiration pour le repas je me suis naturellement tournée vers mes grandes amies : les pâtes (d’autant qu’ils ont enfin remis des pappardelles fraîches en rayon à Monop’ et j’en avais justement un paquet au frigo).
Il me restait également une saucisse de Toulouse cuite qui attendait sagement qu’on la boulotte, et une barquette de champignons de Paris que j’avais achetés pour Gremlin (bon, il ne m’en voudra pas, je lui en achèterai une autre fois et puis de toute façon, en ce moment, il ne veut que des pâtes…).
Pour un petit plat qui en jette vite fait bien fait, il faut donc (pour deux personnes) :
- 1 paquet de pappardelles (ou tagliatelles, ou n’importe quelles pâtes, ne soyons pas snob)
- 1 saucisse de Toulouse déjà cuite (mais je suis certaine qu’un reste de saucisse fumée type Morteau ou Montbéliard ferait également très bien l’affaire, voire un simple paquet de lardons)
- Une petite barquette de champignons de Paris (environ 250 grammes)
- Une petite tête d’ail fumé d’Arleux (la mienne contenait 5 petites gousses). A défaut, de l’ail normal
- Du persil (personnellement, fidèle à Monsieur P. je prends du surgelé)
- 20 cl de lait environ, et 10 cl de crème environ (liquide, épaisse, fraîche, longue conservation… ne soyons pas sectaire)
- Du comté râpé (ou du Beaufort, ou de l’Abondance, ou rien du tout si on n’a rien ou qu’on n’aime pas ça)
Commencer par éplucher les gousses d’ail, les mettre dans le lait et faire cuire tout doucement (attention, le lait, ça monte et ça salit tout quand ça déborde, donc à feu tout doux et on surveille).
Pendant ce temps, éplucher les champignons (c’est mon côté maniaque, je n’aime pas la peau) et les couper en lamelles épaisses. Les faire revenir à la poêle dans une cuillère à soupe d’huile d’olive et lorsqu’ils sont cuits, ajouter un peu de persil haché (environ une cuiller à soupe pour moi). Réserver au chaud.
Lorsque les gousses d’ail sont cuites (elles doivent être fondantes), ajouter la crème, faire chauffer une ou deux minutes, puis passer au blender, ou mixer avec un mixeur plongeant (perso j’ai utilisé le baby cook que je recycle, ça va bien aussi), donner un tour de moulin à poivre, ajouter les champignons et la saucisse de Toulouse coupée en petits dés et réserver au chaud. Les saveurs vont infuser et se mélanger, pour plus de goût.
Mettre les pappardelles à cuire, lorsqu’elles sont prêtes, les égoutter, les remettre dans la casserole et ajouter le mélange crème d’ail-champignons-saucisse. Faire chauffer une ou deux minutes, servir à l’assiette et ajouter le fromage râpé si on aime.
Déguster en évitant de penser à l’haleine qu’on aura au réveil...






