Un peu de joie sur nos murs
Je crois avoir déjà mentionné par le passé le fait que j’habite le plus beau quartier de Lyon (en toute objectivité, naturellement).
Bon, plus sérieusement, disons que j’ai l’immense chance d’habiter un quartier qui me ressemble et ça, c’est génial.
On a des petits commerces avec des commerçants sympas, des parcs pour les enfants, des écoles rapprochées, bref…. C’est super comme environnement.
Et histoire de rendre le quartier de la Croix Rousse encore plus attractif à mes yeux, il sert régulièrement de support à pas mal de Street artists, tous plus talentueux les uns que les autres.
J’ai déjà dédié un post à By Dav (artiste que j’apprécie tout particulièrement) et un autre à Sonny Kilroy (que j'apprécie également tout particulièrement), mais c’est véritablement grâce à Cap Phi que j’ai découvert le Street art.
En effet, un jour où je traversais la place Bertone avec Gremlin qui devait avoir 4 ans à l’époque, il me sort : « Maman regarde, y’a un monstre rigolo dessiné sur le mur »
A partir de ce moment-là, je crois que j’ai commencé à être un peu plus attentive au paysage urbain, et particulièrement à ces sympathiques créatures qui apparaissent régulièrement sur nos façades.
Cap Phi, je ne le connais pas, mais il aime bien les petits monstres rigolos, et il en sème un peu partout sur le plateau de la Croix Rousse et les Pentes.
Le fun avec lui, c’est qu’il pose 6 exemplaires de chacune de ses créations et à nous, les fans, de les chercher et de les immortaliser en ligne (FB, Insta, Flickr, ce ne sont pas les supports qui manquent). C’est vraiment comme chercher des œufs de Pâques quand on est môme, c’est assez jubilatoire et régressif.
Très souvent, je suis parmi les dernières à dénicher le petit monstre du mois, car j’ai trop peu de temps pour chasser l’art de rue, mais c’est malgré tout une joie à chaque fois, après avoir croisé telle ou telle création sur Instagram, de tomber nez à nez avec un original au gré d’une ballade et d’une descente au pas de charge vers les Terreaux parce que le métro C est en grève.
Et puis, parfois, juste en bas de chez moi ou presque, au petit matin en allant cueillir le métro, je tombe sur la toute dernière création de l’artiste et là, c’est un cocktail d’émotions : joie, fierté d’être la première à l’avoir vue et excitation à l’idée d’être peut-être également la première à mettre en ligne la photo, échange avec les autres chasseurs (toujours en off pour préserver le suspense) sur les spots….
Je ne sais pas qui est Cap Phi, mais ce qui est certain, c’est que ses œuvres bénéficient d’une grande indulgence de la part des équipes qui habituellement effacent méthodiquement les œuvres murales. Ses petits monstres restent généralement longtemps en place, pour le plaisir des grands et des petits.
Ah, dernière chose : non seulement, Cap Phi nous offre de la joie mais en plus, il prend toujours la peine de mettre un petit like (voire carrément un mot sympa) quand on publie une de ses photos : et ça, pour les groupies, ben c’est très très appréciable et ça donne le sourire.
Allez, un dernier pour la fin, parce qu'on ne s'en lasse pas !










