couverture

Il y a quelques temps, j’ai découvert un blog qui m’a de suite tapé dans l’œil : Patachou, miam miam et compagnie

Alors là, vous allez me dire que je ne suis pas logique, vu que je n’aime soi-disant pas cuisiner le sucré et mon coup de cœur, c’est un blog sucré. Oui, mais ce blog-là, je le lis même quand je sais que la recette est largement hors de ma portée sur le plan technique.

En effet, c’est un bonheur à chaque fois de lire l’intro. Avec humour et autodérision, l’auteure nous amène à sa recette et ça, c’est ce que je préfère, surtout quand c’est fait avec talent. De la bonne bouffe et de la qualité rédactionnelle, tout ce que j’admire.

 

Alors les recettes de ce blog, soyons lucides, sont pour la plupart largement hors de ma portée. Sur l’échelle du niveau en pâtisserie, je suis en petite section maternelle et Patachou est à Normale Sup, mais elles font toujours tellement envie que là, ce week-end, je me suis laissée tenter par la Reine des Pommes. La photo était tellement belle, on aurait dit une œuvre d’art.

Puis j’ai commencé à lire et quand j’ai vu que c’était une recette de Cédric Grolet, je me suis dit qu’il valait mieux abandonner avant de m’infliger l’humiliation d’un truc kloug. Et puis j’ai cogité, je me suis dit que si ça ressemble à du kloug mais que le goût est là, tout le monde dans mon entourage s’en tapera le coquillard avec une pâte d’anguille et surtout, surtout, j’ai toujours ces foutues pommes de la cantine à écluser. Et puis je passe mon temps à pester contre Gremlin qui s’avoue tout le temps vaincu avant même d’essayer, alors si je fais pareil, je perds toute crédibilité.

Donc je me suis lancée, du moins en partie. J’ai modifié certaines petites choses, notamment la découpe des pommes car je n’ai pas ce qu’il faut pour découper aussi finement. Quant au montage délicat ben…. C’est délicat, surtout quand les deux Gremlins déchainés ont décidé de s’entretuer et qu’il faut s’interrompre toutes les trente secondes pour les en empêcher.

Bref, ça m’a pris une demi-journée en tout, mais j’ai réussi à faire une tarte tout à fait présentable (même si on est trèèèèès loin de celle d’origine) qui a été engloutie en une vingtaine de minutes ce matin à la pause-café.

Je vous livre donc ma version, avec les modifications.

 

Pour un moule à tarte de 24 cm de diamètre

Pour la pâte sucrée

  • 250 g de farine
  • 175 g de beurre à température ambiante et coupé en petits morceaux
  • 1 pincée de sel
  • 100 g de sucre glace
  • 1 oeuf battu

Pour la crème d'amande

  • 100 g de sucre en poudre
  • 100 g de beurre demi-sel mou en petits morceaux
  • 100 g de purée d’amandes
  • 2 oeufs battus
  • 20 g de farine
  • 1 pomme

Pour le montage

  • 6 pommes
  • le jus d’1 citron
  • 250 ml d'eau
  • 150 g de sucre en poudre

La recette de base dit de préparer cette pâte dans le bol du robot avec la feuille. Moi j’ai tout fait à la main car mon robot Proline est super avec le crochet, en revanche, la feuille et le fouet  n’arrivent pas jusqu’au fond.

Mettre le beurre dans un saladier et le battre pour le rendre crémeux. Ajouter ensuite le sucre, le sel et la farine et continuer à mélanger à la spatule. Verser ensuite l’œuf battu et bien amalgamer le tout.

C’est archi collant et mou, c’est normal.

Former une boule, la déposer sur du papier film, refermer et façonner en forme de galette (plus ou moins). Mettre au frigo et laisser durcir au moins deux heures.

 

pâte filmée

Lorsque la pâte a refroidi, beurrer un moule à tarte et couper un grand morceau de papier sulfurisé. Il va servir à étaler la pâte, c’est ma super technique pour pouvoir soulever la pâte et la mettre dans le moule.

Fariner légèrement la feuille de papier sulfurisé, déposer la pâte au centre et l’étaler de façon à former un cercle un peu plus grand que le diamètre du moule.

Lorsque c’est fait, prendre le moule et le déposer à l’envers sur la pâte. Soulever le tout (pâte sur le papier + moule) puis retourner. On a alors le moule en dessous, la pâte et le papier. Il suffit de retirer délicatement le papier sulfurisé, et le tour est joué.

Découper au couteau la pâte qui dépasse (on la garde pour faire des sablés, par exemple).

pâte moule

Déposer sur la pâte une feuille de papier sulfurisé, puis recouvrir de billes de cuisson. Je n’en n’ai pas, j’ai donc fait avec les moyens du bord, à savoir des cuillères en faïence qui servent à faire des bouchées apéritives.

Filmer et remettre au frigo pour une heure.

Préchauffer le four à 160°, retirer le film et enfourner pour une vingtaine de minutes.  La pâte ne doit pas être totalement cuite, les bords doivent être légèrement dorés.

Sortir le fond de tarte et laisser refroidir.

Pendant ce temps, préparer la crème d’amandes.

Dans un saladier, mettre le beurre ramolli et le sucre et fouetter (au fouet électrique ou à la main) jusqu’à ce que le mélange soit mousseux. Ajouter la purée d’amandes, mélanger, puis incorporer petit à petit les œufs. Enfin, terminer par la farine et mélanger jusqu’à ce que le tout soit onctueux. Eplucher la pomme, la découper en brunoise et l’incorporer à la crème d’amandes.

Répartir la crème d’amandes sur le fond de tarte et lisser. Eplucher une pomme, la couper en tranches fines et déposer les tranches aussi harmonieusement que possible sur le fond de tarte.  J’épluche les pommes au fur et à mesure pour ne pas qu’elles noircissent et aussi pour être certaine de ne pas en éplucher trop.

Enfourner à 160°C pour 30 à 40 minutes.

Pendant la cuisson, porter à ébullition le jus de citron, l’eau et le sucre puis réserver. En théorie, il faudrait badigeonner la tarte avec ce sirop deux fois en cours de cuisson. Moi j’ai oublié, du coup je l’ai fait à la sortie du four, et j’ai gardé le reste du sirop pour autre chose.

Lorsque la tarte est bien dorée, la sortir du four et attendre le refroidissement complet avant de déguster.

fin post

 

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