couverture

L’autre soir, quand j’ai invité les potes pour un petit gueuleton, F.D nous a parlé de sa blanquette.

La blanquette de F.D, c’est un peu comme le tiramisu de F.B : ce sont les arlésiennes de mon groupe d’amis.

Cette blanquette et ce tiramisu, tout le monde en parle, mais personne ne les a jamais vus, et encore moins goûtés. Alors je ne perds pas espoir d’avoir un jour cette chance, mais vu mon emploi de temps de maman esclave débordée, c’est pas gagné alors je me suis dit que le meilleur moyen de déguster une blanquette, c’était encore de la faire moi-même (parce qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même et que s’il y a bien un truc que je sais depuis longtemps, c’est qu’il ne faut jamais compter sur personne).

Mais comme j’avais envie d’innover un peu, je me suis lancée dans une blanquette un peu différente, avec du cidre.

Bon, en vrai, j’avais cette bouteille entamée qui trainait au frigo depuis des lustres et j’avais besoin de la place, et c’est ça qui m’a donné l’idée. Au passage, j’en ai également profité pour me débarrasser de quelques vieilles pommes (bio) fripées qui trainaient aussi, au grand dam de Gremlin qui aurait bien voulu que je les utilise pour faire un crumble.

Ma blanquette était plutôt sympa, légèrement différente de la blanquette traditionnelle, peut-être un peu plus acidulée mais onctueuse à souhait, réconfortante après une journée glacée, un vrai plat d’hiver (parce que je le répète mais winter is coming). Je l’ai servie avec un riz tout simple par manque de temps, mais personnellement, c’est avec une bonne purée que je préfère la blanquette (avec un petit cratère pour mettre la sauce).

C’est un peu long à préparer mais ça en vaut la peine. Enfin je trouve.

 

Pour deux personnes

  • 150 g de veau (morceaux pour blanquette)
  • 3 blancs de poireau
  • 3 carottes
  • 1 clou de girofle
  • 1 jaune d’oeuf
  • 3 cuillères à soupe de crème épaisse
  • 60 cl de cidre (j’avais du doux mais du brut c’est aussi très bien)
  • 4 petites pommes (ou deux normales)

Commencer par parer la viande (= enlever le gras, on ne parle pas de lui mettre des bijoux hein !).

Eplucher les carottes, nettoyer les poireaux et couper les légumes en tronçons.

Mettre les morceaux de viande dans une marmite, ajouter les légumes et le clou de girofle, une cuillère à café (petite) de sel, couvrir d’eau et porter à ébullition.

Ecumer jusqu’à ce que plus aucune pellicule ne se forme, puis baisser la température et laisser cuire jusqu’à ce que la viande soit bien tendre.

bouillon

 

Lorsque la viande est cuite, la retirer avec une écumoire et mettre le bouillon de côté. Verser le cidre dans la marmite, remettre la viande et laisser continuer à cuire doucement.

Eplucher les pommes et les couper en quartiers, puis les faire revenir dans un peu de beurre demi-sel (pas trop, juste une petite noisette). Réserver.

 

pommes dorées

Dans une casserole, faire fondre un bon morceau de beurre (environ 40 grammes) et ajouter une cuillère à soupe bombée de farine. Mélanger, saler et poivrer.

roux

Verser une louche de bouillon et mélanger au fouet. Lorsque le mélange commence à épaissir, ajouter deux autres louches de bouillon. Une fois que la texture est bien onctueuse, mettre la moitié des quartiers de pommes dans la sauce et mixer avec un mixeur plongeant, puis remettre dans la marmite où cuit la viande.

avec roux

Dans un bol, mélanger le jaune d’oeuf et la crème, puis verser dans la marmite. Mélanger, laisser encore chauffer deux ou trois minutes puis servir et déguster bien chaud.

fin post

Je trouve que les deux accompagnements qui se marient le mieux avec la blanquette sont le riz et la purée, mais on peut tout à fait la servir avec des pâtes fraiches, des pommes vapeur ou du couscous si on est super pressé.

version_imprimable