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Ce n’est un secret pour personne, entre le cochon et moi, c’est une véritable histoire d’amour qui n’est pas prête de s’arrêter. Je crois qu’il n’y a pas un seul morceau que je ne mange pas, mais il y a certains morceaux que je préfère, notamment la poitrine (oui, je sais, c’est un des morceaux les plus gras, et c’est justement pour ça que c’est bon).

En ce moment, c’est la période idéale pour en manger, car il fait super froid, et quand il fait froid, on a moins de scrupules à manger du gras. Enfin moi en tout cas.

Le seul problème quand j’achète de la poitrine de porc, c’est que l’Homme me trie tout le gras sur le côté (il est archi nareux), et que je déteste le gâchis, mais bon, je ne vais pas faire deux plats donc de temps en temps, je me fais plaisir.

La dernière fois, j’ai recyclé une bouteille de vin qu’on avait à peine entamée pour un apéro avec les potes des parents de Gremlin. Il était très bon (corsé et fruité à la fois) mais comme on ne boit presque jamais, j’ai décidé de l’utiliser en marinade. Et comme je n’avais que de la poitrine de porc, je me suis dit, pourquoi pas ?

J’ai hésité entre plusieurs préparations, et pour une première fois, j’ai fait du grand classique : j’ai cuisiné la poitrine de porc comme des rillons « light » (c’est-à-dire sans ajout de gras). Bon, sans surprise, c’était super bon, moelleux, parfumé, ça passait tout seul.

Comme toujours, je préfère ce type de plat à température ambiante. On peut le manger chaud ou froid, mais je trouve que c’est tiède ou à température ambiante que c’est le plus savoureux. On peut servir avec de la purée, des patates vapeur, des lentilles (voir en bas du post pour une astuce avec les lentilles), une salade verte (pour la caution healthy), en sandwich façon bahn mi, bref, no limit !

 

Pour 3 personnes

  • 500 g de poitrine de porc fraiche
  • 1 gousse d’ail
  • 1 échalote
  • 1 cuillère à café de poivre concassé
  • 1 branche de thym
  • 1 cuillère à café de graines de coriandre
  • 1 litre de vin rouge corsé
  • 1 oignon

 

Comme beaucoup de plats confits et qui ont cuit lentement, celui-ci se fait en deux, voire trois temps.

La veille

Dans un plat haut et creux, verser le vin et ajouter une cuillère à café de gros sel et le poivre concassé. Eplucher et écraser la gousse d’ail et la déposer dans le saladier avec l’échalote coupée en 4, les graines de coriandre et le thym.

Découper la poitrine de porc en gros morceaux, les déposer dans le saladier/plat, filmer et laisser mariner au frigo au moins une nuit, jusqu’à 24h.

Le jour même

Sortir les morceaux de porc de la marinade et les essuyer avec un torchon propre (ou du sopalin mais c’est moins écolo).

Les déposer dans une poêle anti adhésive et faire dorer sur toutes les faces. Lorsque le porc a commencé à rendre du gras, ajouter l’oignon coupé en lamelles

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Continuer jusqu’à ce que la viande soit vraiment dorée.

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A l’aide d’une écumoire, déposer les morceaux de viande et les oignons dans une cocotte en fonte. Recouvrir avec la marinade, couvrir et enfourner à 160°C pour 2 heures, voire plus. Laisser refroidir dans le four.

Personnellement, je laisse refroidir toute une nuit, donc on s’y met le dimanche pour le manger le mardi soir.

On peut manger ce plat tiède : dans ce cas, on fait réchauffer tel quel dans la marmite, ou froid (ce que je préfère).

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Ce jour-là, j’ai servi la viande froide avec du riz basmati mélangé à un reste de betteraves à la sauce aux cornichons. J’ai soigneusement conservé le jus dans lequel la viande a cuit et je l’ai utilisé le lendemain pour réchauffer des lentilles, qu’on a mangées avec de la Morteau : royal. Que dis-je ? Di-vin !

fin post

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