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L’hiver est là, on a même eu droit à nos premiers flocons de neige. C’est la période de l’année que je n’aime pas : il fait nuit beaucoup trop tôt, il fait beaucoup trop froid et on doit porter beaucoup trop de couches de vêtements si on veut espérer ne pas mourir gelé.e en mettant un orteil dehors. Sincèrement, pour moi qui suis bien plus lézard que pingouin, c’est juste la misère.

Alors je me console de la meilleure manière qui soit : avec la bouffe, parce que la bouffe, c’est quand même le moyen infaillible de se faire plaisir. Autre avantage du plaisir avec la bouffe, c’est qu’on n’est pas obligé de claquer des fortunes ni même de faire preuve d’une imagination culinaire débordante. Parfois, un bon plat de grand-mère un peu twisté, ça le fait carrément.

Pour moi, la valeur sûre à chaque fois, c’est le pot au feu : on peut faire tellement de variations autour et tellement de choses avec les restes, c’est vraiment du bonheur.

Ce jour-là, j’avais acheté du paleron et du jarret sans os, mes deux morceaux favoris pour le ce plat. J’avais aussi un os à moelle mais ma gourmandise a pris le dessus et je l’ai fait griller au four pour le manger en douce sur du pain de campagne. De toute façon, il était tout petit…(#mauvaisefoi)

J’ai donc fait une énorme quantité de pot au feu classique, j’ai congelé la plus grosse partie du bouillon et j’ai conservé un peu de viande et de bouillon pour faire mon pot au feu gribiche. A la base, je voulais faire cette sauce avec de la langue de bœuf, mais avec le Nareux, c’est trop compliqué. Du coup j’ai testé avec de la viande de pot au feu, et c’était un vrai succès. J’ai depuis refait cette sauce en variant les herbes, ça fonctionne avec tout.

Avec les restes de viande, on peut faire du hachis parmentier, des lasagnes, des cannellonis, du chili con carne, des fleischnackas.

 

Ingrédients

Pour le pot au feu

  • 600 grammes de paleron de bœuf
  • 600 grammes de jarret de bœuf
  • 1 oignon
  • 4 carottes
  • 2 poireaux
  • 3 clous de girofle

Pour la sauce façon gribiche

  • 1 œuf
  • 1 cuillère à café de moutarde
  • 20 cl d’huile neutre
  • 4 ou 5 petits cornichons
  • 2 cuillères à soupe de persil ciselé (du surgelé Monsieur P. pour moi )
  • 1 cuillère à café d’estragon ciselé (surgelé Monsieur P.)

 

Mettre les morceaux de viande dans une marmite très haute, recouvrir d’eau froide et porter à ébullition.

Viande

Lorsque l’eau bout, baisser sur feu moyen et laisser cuire au moins une heure, de préférence une heure et demie, en écumant régulièrement. En général, je fais cette opération la veille, mais on peut tout faire le jour même si on a du temps.

Lorsque la viande est moelleuse, baisser la chaleur et ajouter l’oignon épluché piqué des clous de girofle, les carottes épluchées coupées en gros tronçons, les poireaux lavés et coupés en 4. Couvrir et laisser cuire encore une heure.

Préparer la sauce façon gribiche : faire cuire l’œuf pour qu’il soit dur, le refroidir dans de l’eau froide et l’écaler.

Emietter le jaune dans un bol et ajouter la moutarde, mélanger jusqu’à ce qu’une pâte onctueuse se forme. Ajouter ensuite l’huile en filet en mélangeant avec une fourchette (ou un petit fouet). Ajouter les herbes, les cornichons coupés en tout petits cubes et le blanc d’œuf haché. Mélanger.

sauce

Servir avec la viande tiède et des patates vapeur.

fin post

Penser à l’été.

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