cuit

Aux dernières vacances, Létitia du blog Piment Oiseau  a organisé un repas Table d’hôte à Lyon et elle nous a fait un repas calédonien. Inutile de préciser que c’était une tuerie, que j’ai découvert des plats que je ne connaissais pas et que je me suis régalée.

En plat principal, elle nous avait fait son bougna, qui est LE plat calédonien traditionnel. Je vous laisse aller regarder la recette mais pour faire court, c’est du poulet qui cuit à l’étouffée, bien emmitouflé dans un manteau de feuilles de bananier, avec du lait de coco et des légumes racines. C’est très bon, fondant, simple et pourtant gorgé de parfums.

J’ai de suite eu envie de refaire ce plat et surtout de faire quelques variations sur le thème car ce concept de viande qui cuit dans le parfum de la feuille de bananier, ça me donnait plein d’idées.

Le plus difficile a été de trouver des feuilles de bananier. Habiter bobocity, c’est cool, mais on n’a pas des masses de commerces exotiques. Heureusement, il y a une petite épicerie malgache qui vend plein de choses utiles, dont des feuilles de bananier surgelées. Parfait, donc.

Après une première version de bougna au bœuf en demi teinte (tentative à moitié réussie seulement, du coup j’attends d’en avoir refait correctement pour publier une recette), j’ai eu envie d’essayer une version au porc, car Létitia m’avait dit qu’on pouvait faire le bougna avec du petit salé. Sauf que passé le mois de mars, impossible de trouver du petit salé (à Lyon, capitale de la cochonnaille quand même, si c’est pas un scandale ça…).

Bref, après avoir cogité un moment, je me suis décidée à faire une version Canut avec du saucisson pistaché, des patates et des carottes. C’était super bon. Accessoirement, c’est hyper simple à faire et ça cuit tout seul donc parfait pour moi.

 

Ingrédients pour 2 personnes

  • 1 saucisson à cuire pistaché
  • 1 ou 2 grandes feuilles de bananier
  • 1 boîte de lait de coco
  • 1 oignon nouveau
  • 3 ou 4 pommes de terre (selon la taille)
  • 3 ou 4 carottes (selon la taille)
  • Sel, poivre

 

Mettre le saucisson pistaché dans une casserole et recouvrir d’eau. Porter à ébullition, puis baisser la chaleur et laisser cuire à petits bouillons une vingtaine de minutes. Percer le saucisson. Alors là, je vois les fervents défenseurs du saucisson pistaché préparer les pierres pour me lyncher : « Nan mais ça va pas, on ne perce JAMAIS un saucisson à cuire, hérétique ! ».

Oui, certes… mais là en l’occurrence, ça permet d’évacuer une partie du gras.

Préchauffer le four à 180°C et tapisser le fond d’une cocotte en fonte avec les feuilles de bananier (si nécessaire, on coupe pour adapter à la taille du contenant).

Découper le saucisson en gros tronçons et les déposer au fond de la marmite. Ajouter les carottes épluchées et coupées en deux ou trois, puis les pommes de terre coupées en 4. Terminer avec l’oignon nouveau émincé, puis verser le lait de coco. Rincer la boîte et ajouter l’eau, saler et poivrer abondamment.

avant cuisson

Replier les feuilles de banane. Si la cocotte a un couvercle, refermer, si elle n’en n’a pas (c’était le cas pour moi), recouvrir de papier sulfurisé, mettre un peu d’eau dessus et enfourner pour une heure et demie.

 

prêt à cuire

 

Après cuisson, les feuilles de bananier ont pris une couleur plus foncée et le plat dégage une odeur irrésistible !

prêt

Déguster bien chaud, éventuellement avec un riz basmati (ça va super bien avec).

Fin post

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