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Je ne me souviens plus si je vous ai déjà parlé de mon addiction aux livres de cuisine.

Je ne sais plus exactement à quel moment de ma vie ça a commencé. Je pense que ça remonte à l’époque où je vivais en Angleterre et où j’avais acheté mon tout premier livre de cuisine indienne et quelques livres de pâtisserie anglaise. Je crois qu’à ce moment, j’ai ouvert la boîte de Pandore et depuis, je n’arrive pas à la refermer.

Alors au fil des années, j’ai tenté de réfréner mes pulsions, de faire preuve de raison, parce qu’il faut être objectif : je dois posséder plus d’une centaine de livres de cuisine, et pour la plupart, je n’ai jamais essayé une seule des recettes qui y figurent. Pire, je fais toujours des recettes qui viennent des mêmes livres. Et puis les livres de cuisine, ça prend quand même pas mal de place.

Souvent j’arrive à me contrôler quelques mois, mais un jour, je craque. Et puis j’avoue que je n’ai jamais vraiment réussi à culpabiliser quand j’achète un bouquin, quel qu’il soit. J’ai été élevée dans l’idée que dépenser de l’argent pour son apparence, c’est mal et futile, c’est l’apanage des cruches, mais que nourrir son cerveau, ce n’est jamais répréhensible.

Alors en effet, on ne me verra jamais claquer un smic pour des Louboutin (surtout que je serais bien emmerdée de marcher avec ces engins de torture aux pieds) ou pour un sac griffé, en revanche, les bouquins, c’est une autre histoire. J’ai beau me dire que non, ce n’est pas raisonnable, je finis toujours par craquer (il y a deux ans, je me suis retrouvée à découvert après les Quais du Polar tellement j’ai acheté de livres). Et encore plus quand c’est pour des livres de cuisine : en effet : comment culpabiliser quand on achète un livre qui va, en plus, servir à nourrir les autres ? Hein ?

Bref, tout ça pour dire que cet été, à Cultura, quand j’ai vu le dernier livre de Grégory Cuilleron (qu’on ne présente plus) posé là, comme ça, sur une table, j’ai eu l’impression qu’il m’appelait. Et j’ai commis l’erreur fatale, d’addict débutante : je l’ai pris, ouvert et feuilleté. Autant dire que c’était mort, j’ai replongé aussi sec et je suis repartie avec.

La recette qui m’a de suite tapé dans l’œil, c’est celle de ces courgettes au citron et au gorgonzola. Deux ingrédients que j’affectionne particulièrement, j’ai donc rapidement testé.

J’ai vraiment aimé et j’ai customisé l’idée pour faire cette sauce pour les pâtes.

C’était très bon, et végétarien en plus.

Pour deux personnes

  • Des pâtes creuses
  • 1 oignon
  • 10 cl de crème liquide
  • 2 courgettes
  • 100 g de gorgonzola
  • 1 citron non traité
  • 3 cuillères à soupe de pignons
  • 5 cl de vin blanc

 

Faire griller à sec les pignons dans une poêle antiadhésive, en surveillant bien pour ne pas que ça crame. Laisser de côté.

Dans une casserole, faire chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive et déposer les courgettes coupées en morceaux (j’ai fait des demi-tranches après cuisson mais franchement, on fait comme on veut).

 

courgettes

Faire cuire les courgettes jusqu’à ce qu’elles soient encore un peu fermes, les retirer avec une écumoire et réserver.

Ajouter ensuite l’oignon émincé et faire cuire doucement en surveillant. Verser le vin et laisser cuire jusqu’à évaporation. Ajouter ensuite la crème et le gorgonzola coupé en morceaux. Couvrir et laisser fondre doucement.

Faire cuire les pâtes al dente, puis les égoutter et les remettre dans la casserole, en maintenant à une faible chaleur.

Ajouter la sauce, mélanger, ajouter les courgettes, mélanger et servir de suite dans les assiettes. Parsemer de pignons grillés et déguster immédiatement.

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Se dire que finalement, on a bien fait de succomber à la tentation...

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