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Je ne sais pas pourquoi, mais il y a des périodes où j’ai de furieuses envies de curry, tout le temps. Alors dans ces périodes, je fais curry sur curry. C’est un moyen comme un autre d’aller en Inde, parce que je sais que je n’aurai probablement jamais l’occasion d’y aller en vrai.

Je pense que mes voisins doivent me maudire assez régulièrement, et je ne serais pas étonnée qu’ils se cotisent pour s’offrir les services d’un de ces marabouts dont on trouve régulièrement des prospectus dans les boites aux lettres. En effet, entre les pâtes au pont Lévêque passé de date, les gratins au maroilles, les tartes au Morbier et les currys ultra relevés, je pense qu’ils doivent prier tous les dieux du panthéon pour que je quitte l’immeuble ou que je me mette à bouffer vegan-sans-gluten-sans-épices-macrobiotique-zen-sans-laitage-sans-goût-et-surtout-sans-odeur. Et si j’ajoute en prime le raffut que font les Gremlins dans la cage d’escalier le soir en rentrant ou dans l’appart, je crois que j’entre dans la catégorie qui plaisait tant à ce cher Jacques.

Alors en croisant les doigts pour ne pas trouver de peau de banane sur mon palier, je continue de cuisiner des trucs qui sentent, notamment ce curry tout simple à la mode Philippine (à ce qu’il parait).

Je l’ai trouvé dans le livre des motards poilus, (ça ne s’invente pas hein -sans rire, je ne sais pas ce qu’avait fumé leur attaché de com. quand même) et je l’ai légèrement customisé comme souvent. Normalement, la recette contient des poivrons et des pommes de terre, j’ai remplacé par des épinards frais. Quant à la sauce poisson thaïe, j’ai mis du Nuoc Mam car je n’avais que ça.

J’ai été un peu en difficulté car il fallait du curry en poudre « moyennement fort ». D’une part, je n’utilise que très rarement du curry en poudre (et ouais, suis snob, je fais mes mélanges moi-même) mais c’est surtout qu’ici en France, on n’a pas des masses de gammes de currys en poudre. En général, tu trouves du « curry de Madras », éventuellement du « curry doux », mais du curry moyennement doux, jamais vu. Du coup j’ai pris un curry massala qui trainait dans un pot en verre et en fait ça arrachait grave la gueule piquait vraiment beaucoup, j’ai donc été contrainte de rajouter du sucre sinon je ne crois pas que nous aurions pu manger.

Cette recette est rapide et ne nécessite pas trop d’ingrédients, parfait quand on a une envie d’épices un soir.

Pour deux personnes

  • 2 filets de poulet de qualité (ou deux cuisses sans la peau, dans ce cas il faut augmenter le temps de cuisson)
  • 1 cuillère à soupe d’huile neutre
  • 1 oignon
  • 4 gousses d’ail
  • 2 cuillères à soupe de curry PAS TROP FORT
  • 20 cl de lait de coco
  • 10 cl d’eau
  • 2 cuillères à soupe de sauce Nuoc Mam
  • 1 cuillère à soupe de sucre roux
  • 400 g d’épinards frais (facultatif mais c’est vachement bon avec)
  • Poivre, sel éventuellement 

 

Couper les blancs de poulet en morceaux de la taille d’une bouchée et les faire dorer dans une poêle avec l’huile. Retirer les morceaux de viande et ajouter l’oignon émincé. Le faire revenir doucement jusqu’à ce qu’il soit fondant, puis ajouter la poudre de curry et l’ail écrasé. Laisser chauffer deux ou trois minutes sans cesser de remuer.

Verser ensuite le lait de coco puis le Nuoc Mam et remettre les morceaux de poulet avec leur jus de cuisson. Porter à ébullition, puis baisser la chaleur, couvrir et laisser cuire une vingtaine de minutes environ (un peu plus si on utilise des cuisses).

Lorsque le poulet est presque cuit, ajouter les épinards frais. Il faut procéder petit à petit car les feuilles sont volumineuses. Couvrir et laisser encore cuire une dizaine de minutes. Goûter, ajouter une cuillère à soupe de sucre si c’est trop pimenté et servir avec un bon riz basmati ou des nouilles chinoises.

 

fin post

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