20180427_205412

Dans mon quartier (allez, c’est parti, elle va nous reparler de sa Croix Rousse en mode bobo), il y a une sorte de coutume tacite. Quand un gône fête son anniversaire avec ses potes, après l’après-midi de hurlements et de saccage de la chambre, les parents proposent aux autres parents de prendre l’apéro en venant récupérer leur enfant. C’est sympa, c’est convivial, ça permet de connaître les autres parents et d’échanger sur plein de sujets en mode « je me sens moins seule avec les problèmes de mes gosses quand je discute avec d’autres parents ».

Et quand ton Gremlin atteint l’âge de 7 ans, ben ça fait déjà au moins 4 ans que tu connais les parents de ses potes (en général, ils se font des amis à partir de la maternelle), donc tu as commencé à tisser des liens et parfois, tu as envie de voir ces parents en dehors du cadre des anniversaires.

La semaine de la rentrée, avec 6 autres mamans d’enfants de l’âge de Gremlin, on s’est fait une sortie entre filles au resto, et on a jeté notre dévolu sur le Substrat. Oui, je sais on est encore restées sur le Plateau mais c’était plus pratique...

Le Substrat propose une cuisine de saison, des produits du marché, la carte change régulièrement et tout est préparé sur place, dans une cuisine vitrée (et si je veux faire ma grosse féministe de base, j’ajoute qu’il y a une majorité de femmes en cuisine, ce qui est suffisamment rare pour être remarqué). Peu de choix, ce qui est généralement bon signe au restaurant : deux entrées, deux plats (un à base de poisson et un à base de viande). La carte des vins (ah oui parce qu’en plus, on picole, aussi) ne fait pas non plus 15 pages mais elle propose un éventail tout à fait correct de cépages et de prix. Il est également possible de choisir du vin au verre.

carte

Mais avant le vin, on commence d’abord par un apéro bien mérité en fin de semaine. Pour moi, un Spritz, le cocktail qui était super à la mode l’été dernier.

 

Sprotz

On nous amène rapidement une mise en bouche délicieuse : des champignons poêlés sur un crumble de parmesan, avec une pesto de fanes de radis. C’est léger, c’est parfumé, le jeu de textures est parfait. La soirée s’annonce bien.

mise en bouche

Viennent ensuite les entrées...

Les asperges :

apserges

Moi, comme d’habitude, j’avais été super emmerdée au moment de choisir car les deux me faisaient vraiment envie. Je suis une grande fan d’asperges vertes, mais d’un autre côté, je ne mange jamais de lapin et j’aime aussi beaucoup. J’ai finalement opté pour la gigolette de lapin.

lapin

Dans cette assiette absolument délicieuse, il y avait plein de saveurs cachées. Il m’a semblé reconnaitre un léger parfum de sauce soja qui glaçait la viande, le petit lit de polenta était fondant à souhait, moelleux et soyeux en bouche, et les petites feuilles vertes au-dessus ajoutaient un parfum incroyable.

Pour le plat, sans surprise, j’avais opté pour l’agneau.

agneau

J’adore l’agneau, et là, le mot « confite » ne pouvait que me séduire. Je n’ai pas été déçue. Le yaourt de brebis était peu présent mais apportait un peu de fraicheur qui allait parfaitement avec le filet fumé. Je ne connaissais pas l’agneau fumé et c’était vraiment délicieux. L’épaule était quant à elle confite à souhait et les légumes cuits parfaitement. Souvent, je les trouve trop croquants au restaurant (suis old school moi, j’aime les légumes soit crus, soit cuits mais pas entre les deux) et là, ils étaient fermes, savoureux, parfaits.

 Apparemment, le plat de poisson était également fantastique :

poisson

Comme on n’allait pas se laisser abattre, on a arrosé tout ça avec un Croze Hermitage qui a mis tout le monde d’accord. Pas de guerre de clan entre les « tanniques » et les  « fruits rouges », tous les palais étaient comblés.

 

vin

Mais la VBS* pour moi ce soir-là, c’était indiscutablement le dessert. Comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas très bec sucré, et il n’est pas rare que je choisisse de clôturer mon repas par un Saint Marcellin coulant plutôt que par un cœur coulant au chocolat. Or, la crème de burrata a attiré mon attention et titillé ma curiosité. Je mange très souvent de la burrata en été, mais toujours en version salée : sur une salade, avec des pâtes, ou aussi nature en mode goinfre en préparant le repas quand de petits morceaux tombent à côté du plat.

Là, une crème de burrata avec des fraises, du basilic et de l’huile d’olive, ça envoyait du rêve, du sud, des vacances, du soleil, la méditerranée, bref... J'ai pris ça sans même hésiter.

burrata

J’en ai pris plein les papilles ! C’était parfaitement équilibré, pas trop sucré, pas gras, léger, les saveurs se mariaient parfaitement et aucun parfum n’en n’écrasait un autre. Bref, gros gros coup de cœur pour ce dessert.

La pomme :

pomme

et le duo de chèvre :

chèvre

Ce petit festin nous a coûté 50 euros par personne, ce que je trouve tout à fait justifié compte tenu de la qualité et de l'originalité de ce que nous avons mangé et bu.

J’ai eu un ultime coup de cœur en fin de repas, pour la déco de la porte des toilettes, ça m’a rappelé mon enfance, j’étais fan de la Linea.

Donc voilà, vous savez où aller pour votre prochain gueuleton lyonnais, parce que regarder des photos et lire un avis, c'est une chose, mais le mieux est encore de se faire sa propre opinion. Attention toutefois, comme tout bon resto, il faut absolument réserver pour avoir une table.

 

*Vraie Bonne Surprise

 

Le Substrat

7 rue Pailleron

69 004 LYON

04 78 29 14 93

https://www.substrat-restaurant.com/