couverture

Au boulot, tous les ans, on accueille plusieurs stagiaires.

Un peu partout autour de moi, j’entends débiter des lieux communs sur la jeunesse d'aujourd'hui (toutes les générations disent que celle d’avant fait n’importe quoi. Cliché ! Oui oui, je suis toujours autant accro au dernier album d’Orelsan), de cette génération clic habituée à tout obtenir sans fournir le moindre effort, accro à la télé réalité, génération inculte et fainéante.

Alors s’il est vrai que je désespère à chaque fois que j’attends le C15 à la sortie du lycée qui se trouve à côté du boulot (entendu la semaine passée, j'ai failli pleurer : "mais vazy, Emile Zola, c’est le nom du pélo ou le nom du livre ?"), j’avoue que les stagiaires que nous recevons au boulot me remontent le moral et me rappellent qu’il ne faut surtout pas mettre tous les jeunes dans le même panier. Enfin, il faut dire que ceux que nous avons font partie du haut (du panier), et c'est plutôt sympa de côtoyer ces jeunes, ça tire vers le haut.

Notre dernière stagiaire en date était vraiment super. Elle est restée 6 mois et en plus d’avoir bien bossé, elle s’est très bien intégrée à l’équipe. Et ça, ce n’est pas évident parce qu’il y avait un vrai décalage d’âge avec certains d’entre nous (moi par exemple, qui aurais pu être sa mère).

Quand elle a fini son stage, elle a amené le petit déjeuner (tradition du labo) et en prime, elle nous a offert une bouteille de vin serbe, car elle est d’origine serbe.

Alors on ne l’a pas bu au boulot, hein, je rassure tout le monde, j’ai simplement profité de l’occasion pour faire un apéro fromage-saucifflard-pinard à la maison, et on a tous pu goûter le vin serbe.

J’avoue avoir été surprise par les saveurs. Il est très léger en bouche, sur des saveurs fruits rouges. Un collègue a fait judicieusement remarquer que ça faisait penser au communard (un apéro lyonnais à base de beaujolais rouge et de crème de cassis). Comme on avait déjà descendu pas mal de bouteilles ce soir-là, on n’a pas fini le vin serbe (d’autant que la bouteille fait 1 litre).

J’ai alors décidé de l’utiliser en cuisine et j’ai bidouillé une recette de boulettes de viande.

J’ai obtenu un plat plutôt sympa, assez terroir et rustique, parfait pour se réchauffer un soir de printemps glacial.

C’est un plat qui est un peu long à préparer, comme toujours avec les boulettes, mais qui ne présente aucune difficulté particulière.

Je vous donne la recette pour environ 4 personnes.

 Ingrédients

  • 400 g de boeuf haché
  • 400 g de saucisse de Toulouse OU chair à saucisse
  • 1 cuillère à café de paprika fumé
  • 1 gousse d’ail
  • Poivre
  • 1 œuf
  • ½ cuillère à café de muscade
  • 3 feuilles de sauge
  • 1 brin de thym (voire de fleur de thym)
  • 300 ml de vin rouge assez fruité
  • 1 oignon
  • 2 cuillères à soupe de sucre
  • 1 boîte de chair de tomates

 

Dans un saladier, mettre la viande de bœuf et la chair de la saucisse de Toulouse ainsi que l’œuf, le paprika fumé, la muscade et la gousse d’ail râpée et mélanger.

Former de petites boulettes de viande, de la taille d’une balle de ping-pong et les déposer sur une assiette.

boulettes

Lorsque toutes les boulettes sont façonnées, les faire revenir dans une cuillère à soupe d’huile neutre jusqu'à ce qu'elles soient dorées.

boulettes dorées

Récupérer les boulettes à l’aide d’une écumoire et les déposer dans une marmite à bords hauts.

Dans la poêle qui a servi à faire cuire les boulettes, faire revenir tout doucement l’oignon émincé jusqu’à ce qu’il soit légèrement doré. Le récupérer à l’aide d’une écumoire et le mettre dans la casserole avec les boulettes.

Verser le vin et le sucre, porter à ébullition et laisser bouillir une ou deux minutes.

vin

Baiser la température, puis ajouter la chair de tomate, la sauge et le thym. Poivrer, couvrir et laisser cuire doucement une petite heure.

sauce

Un peu avant de servir, préparer une liaison : mélanger 30 grammes de beurre mou avec une cuillère à soupe de farine jusqu’à ce qu’une pâte se forme, ajouter dans la marmite. Ce petit mélange va adoucir la sauce, la rendre plus onctueuse et amener de la rondeur en bouche.

Mélanger, laisser encore cuire une ou deux minutes puis servir.

fin post

J’ai accompagné mes boulettes d’une purée de haricots blancs mais ça peut aussi passer très bien avec une purée de pommes de terre, des patates vapeur, du riz…

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