couverture

C’est bien sympa d’inviter les collègues à un apéro fromage-charcuterie-vin, mais seulement voilà : ça laisse des restes ET des fonds de bouteille. Or, le souci, c’est que j’avais déjà un certain nombre de fonds de bouteilles qui trainaient.

Dimanche dernier, j’avais prévu de tester une nouvelle recette, mais impossible de trouver l’élément principal, il a donc fallu que je me rabatte sur autre chose.

J’ai donc farfouillé dans le congel et je suis tombée sur un petit gigot d’agneau. Comme j’ai décidé de faire de la place dans ledit congel, ça tombait parfaitement. J’allais faire un gigot d’agneau terre mer avec un risotto au vin rouge. La question était de savoir si les Gremlins allaient en manger.

Avec eux, c’est souvent quitte ou double. Soit je fais un truc basique genre saucisse purée en étant certaine de mon coup pour m’entendre finalement dire que les knackis et la mousseline de la cantine sont meilleurs, soit je fais un truc bizarre genre curry qui arrache en me disant qu’ils ne vont jamais vouloir en manger et ils me liquident le plat en deux coups de cuillère.

Alors au final, je me dis que ce qui compte, c’est que ce soit fait maison et que les enfants m’aient vue cuisiner, aient senti les odeurs monter, soient venus grapiller un morceau, me demander ce que c’est ce truc, et à quoi ça sert. S’ils mangent bien, tant mieux, s’ils mangent moins bien, tant pis, ils se rattraperont au dîner.

Pour la viande, je sens la réticence derrière les écrans : agneau terre mer, non mais ça y est, elle débloque complètement. De l’agneau et du produit de la mer dans un même plat ? Non mais no way quoi !

Ben…. Si. En fait, on marie l’agneau et l’anchois dans le but de saler la viande. Alors cette fois ci, j’ai voulu finir le pot d’anchois et j’en avais mis un peu trop, mais quand on dose bien, c’est parfait : on ne sent pas le goût de l’anchois, car il sert uniquement à saler la viande.

 

La viande va cuire doucement et s’imprégner des autres saveurs. Au final, on obtiendra une viande moelleuse et parfumée, fondante, délicieuse.

Gremlin a repris du risotto deux fois et a grogné qu’il n’y en avait pas assez quand je lui ai dit qu’il n’y en n’avait plus. L’Homme aussi s’est resservi. Gremlinette n’a pas aimé, mais elle était grougnette ce jour là donc on mettra ça sur le compte de la fatigue.

Comme souvent, la viande se cuit en deux fois, car il s’agit d’une cuisson lente.

 

Pour 4 personnes

Pour la viande

  • 1 petit gigot d’agneau
  • 4 gousses d’ail
  • 3 cuillères à café de câpres
  • 7 petites feuilles de sauge séchée
  • 1 filet d’anchois à l’huile

 

Pour le risotto

  • 200 g de champignons de Paris frais
  • 1 échalote
  • 2 cuillères à soupe de sucre
  • 20 cl de vin rouge
  • 150 g de riz carnaroli
  • 1 litre de bouillon de bœuf ou de volaille maison
  • 40 g de beurre + 15 g

 

La veille, commencer à préparer la viande.

Dans un bol, mettre les câpres, l’ail écrasé, le filet d’anchois et la sauge émiettée.

garniture aromatique

Ecraser le tout à la fourchette jusqu’à la formation d’une pâte.

Préchauffer le four à 200°C.

Faire de profondes incisions dans la viande, les élargir en glissant un doigt dedans (j’ai eu beau chercher une formulation explicative plus élégante, je n’ai pas trouvé, désolée) et remplir de garniture aromatique.

Lorsqu’il n’y a plus de garniture, déposer la viande dans une cocotte à couvercle qui va au four.

prête à cuire

Verser une cuillère à soupe d’huile d’olive sur la viande et masser le gigot pour qu’il y ait de l’huile partout.

Enfourner pour 15 minutes sans couvercle.

Au bout d’un quart d’heure, sortir la cocotte. La viande a commencé à prendre une teinte un peu dorée.

dorée

Ajouter environ 250 cl d’eau bouillante dans la casserole, couvrir, baisser la température du four à 150°C et laisser cuire doucement deux heures et demie au moins, voire trois. Eteindre le four et laisser refroidir dedans jusqu’au lendemain.

Le jour même, deux heures avant l’heure du déjeuner, allumer le four à 150°C pour la seconde partie de la cuisson.

Environ une demi-heure avant l’heure de déjeuner, éplucher les champignons et les couper en lamelles épaisses.

Les rincer brièvement, puis les faire cuire dans un peu de beurre à la poêle. Mettre de côté.

Dans une autre poêle, faire fondre les 15 g de beurre et faire revenir l’échalote coupée en petits morceaux. Lorsqu’elle commence à fondre, ajouter le riz cru et mélanger jusqu’à ce que les grains soient translucides.

Verser le vin et porter à ébullition, ajouter le sucre. Laisser bouillonner jusqu’à ce que le liquide soit évaporé, puis baisser la chaleur et verser une grosse louche de bouillon chaud. Lorsque le bouillon est évaporé, ajouter une seconde louche, et ainsi de suite jusqu’à ce que le riz soit moelleux.

Lorsque le riz est cuit, ajouter les champignons, le beurre et mélanger. Couvrir et garder au chaud.

Sortir la viande du four 10 minutes avant la fin de la cuisson du riz.

cuite

La déposer sur une planche et laisser reposer 5 minutes, puis la découper en tranches.

planche

Disposer dans les assiettes et arroser avec un peu de jus de cuisson s’il en reste. Ajouter du risotto et servir de suite.

fin post

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