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Depuis quelques temps, le cochon est très à la mode dans les médias, et pas parce qu’on le trouve dans les assiettes, mais plutôt parce qu’il semblerait qu’une sorte de voile se soit enfin levé sur certains comportements déplacés. Genre, en 2017, le monde occidental découvre avec stupeur que certains spécimens de la gent masculine se comporteraient mal (mais vraiment mal) avec les spécimens de la gent féminine.

Encore une fois, il aura fallu attendre que des personnes célèbres en parlent pour que toutes les autres aient enfin voix au chapitre sans avoir à affronter un mur d’incrédulité insultante et méprisante (voire accusatrice).

Ceux qui me connaissent et me lisent sont familiers avec mes prises de position féministes (genre très féministe) et pourtant, je tiens à dire que je ne suis pas du tout solidaire de ce hashtag pour la simple et bonne raison que le porc (aka cochon, aka verrat), lui, il n’a rien demandé dans l’histoire. C’est vrai quoi : moi, aucun porc à quatre pattes ne m’a jamais emmerdée.  

Le porc à deux pattes en revanche, c’est une autre histoire, mais je tenais par ce post à réhabiliter le porc, le vrai, celui qui a bon goût dans nos assiettes, et qu’il serait bon de dissocier du phallocrate manipulateur, pervers et obsédé qui confond femme et objet dont on peut disposer.

La recette que je publie aujourd’hui date de quelques semaines déjà, je n’avais pas encore eu l’occasion de la mettre en page mais du coup, j’ai trouvé que c’était le bon moment.

Comme souvent, elle repose largement sur mes origines catalanes. J’avoue, j’ai un peu de mal à me séparer de mes trois meilleurs amis l’oignon, l’ail et l’huile d’olive, surtout en fin de belle saison.

En hiver, bizarrement, mes origines Chti et alsaciennes prennent le dessus et je carbure à la crème et au fromage fondu.

Là, j’avais acheté un tas de très beaux poivrons au marché, j’étais un peu en panne d’inspiration alors j’ai cuisiné mon copain cochon avec mes autres copains catalans et hop, on a mangé un truc tout fondant et tout parfumé.

Et comme toujours, c’est super facile à faire, donc on fonce sans hésiter. Pour ceux qui n’aiment pas le porc, on peut tout à fait utiliser un morceau de paleron de bœuf à la place, ou de l’épaule d’agneau.

 Pour trois personnes (adultes)

Ingrédients

  • 1 rouelle de porc
  • 2 poivrons rouges
  • 1 gros oignon
  • 3 gousses d’ail
  • 15 cl de muscat sucré
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre

 

Dans une cocotte qui va au four, faire revenir l’oignon émincé dans une cuillère à soupe d’huile d’olive pendant une dizaine de minutes, jusqu’à ce qu’il commence à dorer.

Ajouter les poivrons coupés en lamelles et l’ail écrasé et laisser compoter doucement.

garniture

Pendant ce temps, faire revenir la rouelle dans une poêle avec une cuillère à café d’huile d’olive.

viande dorée

Lorsque la viande est dorée sur toutes les faces, déposer dans la cocotte sur les légumes.

Verser le muscat et porter à ébullition.

avec muscat

Laisser bouillonner une minute, puis baisser la chaleur, verser de l’eau bouillante presque jusqu’en haut, saler, poivrer, couvrir et enfourner à 160°C pour trois heures.

Au bout de ce temps, la viande doit être fondante et le jus presque évaporé.
Découper la viande.

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Servir avec une purée (par exemple), avec les légumes à côté.

fin post

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