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Bon, la joue de porc, c’est pas photogénique, mais c’est bon et en prime, c’est pas cher.

Et comble de joie, elle doit cuire longuement, doucement, de préférence dans du liquide parfumé dont sa chair va se gorger jusqu’à devenir moelleuse et fondante à souhait.

Pour une goinfre feignasse comme moi, c’est l’aliment parfait.

La semaine passée, il faisait frisquet dans la Cité des Gaules, alors j’avais envie de plats d’hiver qui réchauffent. Et puis surtout, je suis rentrée tard plusieurs soirs par semaine, et dans ces cas-là, j’avoue que c’est toujours compliqué de cuisiner de l’original.

J’ai beau adorer faire la cuisine, quand je dois m’y mettre à 21h30 après avoir douché, nourri et couché les Gremlins et que l’Homme est affalé sur le canapé, j’ai plutôt envie de partir en courant que de me creuser les neurones pour mitonner un truc qui sort de l’ordinaire.

Du coup, j’avais décidé de préparer mes joues de porc en avance, en prévision d’un de ces soirs où je me sens l’âme d’une chienne de garde en présence de Seth Gueko (ne m’en veuillez pas de ne pas mettre de lien vers ce qu’il fait, mais ce serait vraiment lui faire trop d’honneur).

Comme on était en mode recomposé, exit le curry trop épicé ou les saveurs un peu originales. Du coup, j’ai opté pour une version ultra simplifiée de la daube, d’où son nom de daubinette (non, non, je ne prends pas de substances psychotropes…).

Alors quelques petites choses bonnes à savoir : attention, la joue de porc réduit à la cuisson. Donc si on a une tablée de morfales, on peut en prévoir deux, voire trois par personnes (ça se réchauffe super bien). Comme tous les plats en sauce, celui-ci sera meilleur réchauffé. Et enfin, une viande en daube doit mariner au moins une nuit avant de pouvoir être cuite, donc on ne s’y prend pas à la dernière minute. Idéalement le lundi soir pour déguster le mercredi.

Le bon point, c’est qu’il n’y a aucune difficulté, et que ça cuit absolument tout seul.

 

Pour trois personnes

  • 5 joues de porc
  • 1 boîte de tomates pelées (ou de chair de tomates)
  • 500 ml de vin blanc sec mais parfumé (muscat sec pour moi)
  • 1 boite d’olives vertes dénoyautées de 185 g
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 1 feuille de laurier
  • 1 branche de thym
  • 1 petite cuillère de bicarbonate alimentaire

 

L’avant-veille, verser le vin dans un saladier ou plat creux. Ajouter la feuille de laurier et le thym, quelques tours de moulin à poivre et un peu de sel. Déposer les joues de porc dans le plat, filmer et laisser mariner au frigo au moins une nuit.

La veille (ou le jour J si on ne peut pas faire autrement).

Dans une marmite qui va au four, faire revenir l’oignon émincé dans deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Lorsque l’oignon commence à dorer, mettre les joues de porc égouttées et faire dorer sur toutes les faces.

Quand la viande est bien dorée, verser la marinade filtrée et porter à ébullition. Laisser bouillonner une minute, puis baisser la source de chaleur et ajouter les tomates. Mélanger, ajouter les olives, couvrir et enfourner à 160°C pour trois heures.

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Au bout de ce temps de cuisson, goûter et si la sauce est trop acide, ajouter une petite cuillère à café de bicarbonate. Si la sauce a trop épaissi, on peut ajouter un peu d’eau. Rectifier également en sel et poivre si nécessaire.

Couvrir et faire à nouveau chauffer une dizaine de minutes.

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Servir avec une écrasée de pommes de terres, des pâtes fraiches, du riz, du couscous…

fin post

 

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