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L’autre jour au marché, j’ai craqué sur une magnifique barquette de figues de Provence. Petites, violettes, fondantes, sucrées, elles étaient délicieuses.

figues

Le hic, c’est que les figues périssent rapidement une fois cueillies et elles commençaient à s’abimer.

Comme il n’en restait pas beaucoup, j’ai cogité sévère pour trouver une idée.

En soi, la figue est un fruit qui ne relève pas vraiment du challenge.

La figue est facile, peu regardante et se prête volontiers à tous les mariages qu’on lui impose. Elle flirte avec le lard fumé, séduit le canard, adopte le fromage de chèvre, roucoule auprès du roquefort,  fait les yeux doux au porc et au lapin et du pied au foie gras. Puis, quand elle est lasse de se prêter à des jeux salés, elle va chercher un peu de douceur auprès de la crème d’amande, de la pâte feuilletée et du sabayon.

Vous l’avez compris, en théorie je n’avais que l’embarras du choix.
Sauf que, en milieu de semaine, le choix se résume en fait à ce qu’il me reste dans les placards. Or, ce jour-là, point de viande au congélo ni de chèvre dans le frigo, et de foie gras, nada.

Du coup, il a fallu quand même faire preuve d’un minimum d’imagination pour bidouiller une tarte, parce que j’étais bien décidée à les utiliser dans un plat salé. J’ai fini par faire une tarte salée fourzitout au gorgonzola, ventrèche de porc noir de Bigorre et figues, et c’était top.

Je modifie juste la quantité de porc noir, car j’en avais mis un peu trop et ça n’ajoutait rien sur le plan gustatif et du coup c’était un couille écoeurant.

Comme la tarte était assez grosse, on en a laissé un bout et je l’ai grignoté froid en loucedé avec Gremlin le lendemain : ça passait très bien aussi. D’ailleurs le verdict de Gremlin était clair : « elle est top ta tarte ! », pouce en l’air et sourire canaille [mode mère trop fière de son rejeton].

Alors ça a un côté cuisine d’assemblage, parce qu’il ne faut pas être sorti de l’école de Bocuse pour entasser des ingrédients sur une pâte, mais c’était bon et ça m’a permis de ne pas gâcher mes figues, alors je partage.

 

Pour trois personnes

Pour la pâte

  • 150 g de farine
  • 40 g d’huile d’olive
  • 40 g d’eau bouillante
  • ½ cuillère à café de sel

Pour la garniture

  • 8 échalotes
  • 10 g de beurre
  • 5 cl de vin blanc
  • 1 cuillère à soupe de sucre
  • 150 g de gorgonzola
  • 6 tranches ultra fines de ventrèche*
  • 6 ou 7 figues bien mûres

 

* pour moi du porc Noir de Bigorre, mais on peut remplacer par de la poitrine fumée

 

ventrêche

Commencer par la préparation de la pâte, juste avant le reste : cette pâte n’a pas besoin de reposer, elle est ultra rapide à préparer, ultra facile à étaler, bref, elle est la grande amie des cuisinières débordées qui ne veulent pas avoir recours aux pâtes industrielles.

Dans un saladier, mettre la farine et creuser un puits au milieu.

Verser l’huile, ajouter le seul et verser l’eau bouillante. Commencer à mélanger avec une spatule (parce que vu que l’eau est bouillante, si on y va directement avec les doigts on se brûle), puis finir avec les mains.

La pâte est tiède, élastique, super facile à étaler.

Etaler la pâte sur un morceau de papier sulfurisé puis la déposer sur un moule à tarte ou sur une plaque de cuisson.

pâte étalée

Eplucher et émincer grossièrement les échalotes, puis les mettre dans une poêle antiadhésive avec le beurre. Faire revenir doucement en surveillant jusqu’à ce que les échalotes commencent à dorer puis ajouter le sucre, mélanger et ajouter le vin. Laisser confire doucement jusqu’à évaporation totale du liquide, coupe le feu puis laisser refroidir.

confit

 

Laver les figues et les découper en fines tranches, avec la peau. Attention, c’est fragile !

Préchauffer le four à 190°C.

Déposer les échalotes confites sur le fond de tarte, puis les tranches de ventrèche.

etape 1

Deux écoles : soit on les dépose crues (je les ai laissées entières et disposées en étoile, mais on peut les découper et les parsemer sur toute la tarte) soit on les fait griller à la poêle avant pour qu’elles soient croustillantes.

étape 2

Au-dessus des tranches de ventrèche, déposer les tranches de figues (délicatement, je me répète mais c’est fragile).

étape 3

Terminer par le gorgonzola découpé en petits morceaux.

étape 4

Enfourner pour une vingtaine de minutes en surveillant régulièrement, la tarte doit être dorée mais pas trop.

Déguster chaud, tiède ou froid avec une salade (ou pas).

fin post

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