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C’est le retour de vacances, je vais donc tenter de reprendre une occupation bloguesque raisonnable.

Après un épisode alimentaire estival assez monotone sur la fin des vacances, je suis dans les starting-blocks derrière mes fourneaux, et j’ai plus que jamais envie de couleur, de fraicheur, de saveurs, de variété et de GOÛT surtout. Des trucs qui te transforment un plat basique en délice. Du sel, du poivre, de la coriandre ciselée, un bout de beurre par ci, un soupçon de cumin par là, bref, tout ce qui sublime les bons produits.

Comme je n’ai rien foutu en cuisine pendant les congés, je vais exceptionnellement partager avec vous une recette de mon papa (qui cuisine super bien), une recette chouchou des vacances d’été, qu’il nous fait chaque année à la demande d’un peu tout le monde.

Cette année, les vacances ont été un peu teintées de tristesse et quoi que je fasse pour essayer de ne pas y penser, il manquait toujours cette petite silhouette courbée en train de tailler les rosiers au fond du jardin, ou en train de ramasser les miettes de pain sur la table avec l’index.

Mais la vie continue alors nous avons essayé de faire comme chaque année et de ne pas faillir à la réputation de la maison là-bas, qui a toujours été une sorte de maison du bonheur. Permettre aux traditions de perdurer, c’est aussi un excellent moyen de garder près de nous ceux qui nous ont quittés.

 

Du coup, quand j’ai réclamé mes moules au chorizo à maman, elle a illico presto mandaté le paternel pour qu’il achète ce qu’il faut et le lendemain, j’avais mon plat signature de l’été. Enfin, après la saucisse grillée de chez Gaby et les tomates farcies de Maman (les meilleures), le boutifarou (ça s’écrit pas comme ça mais on s’en cogne) et toutes les autres bonnes choses qui font que mes vacances là-bas sont toujours savoureuses.

Comme à chaque fois, on s’est tous régalés. Gremlinette qui est assez difficile en a pris trois fois et en avait jusqu’en haut des sourcils, Gremlin n’arrêtait pas de s’extasier « Papou elles sont trop bonnes tes moules » et moi, ben j’en aurais bien repris encore mais les mômes étaient en mode rapace alors du coup je me suis vengée en sauçant tout le fond de la marmite.

 

Je vous donne la recette telle qu’elle a été publiée dans l’Indépendant, c’est de là que proviennent pas mal des recettes catalanes qu’on teste chaque année.

 

Pour 4 personnes

  • 1 litre de moules (pas trop grosses)
  • 4 échalotes
  • 100 g de chorizo un peu mou (pour l’intensité, je conseille de le prendre fort mais pas trop)
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive10 cl de crème

 

Nettoyer les moules (c’est-à-dire gratter les fils et autres cochonneries collées à la coquille) et les mettre dans une grande marmite à bords hauts. Couvrir et faire chauffer à feu vif jusqu’ ce que les moules soient ouvertes.

Attention : si une moule reste fermée, on la benne de suite, c’est qu’elle est daubée et va vous transformer en machine à vomito géant si vous la consommez.

Séparer en deux les moules et enlever la partie vide de la coquille.

Mais pourquoi s’emmerder, allez-vous me dire ? Parce qu’en faisant ça, on permet à chaque moule d’être individuellement bien nappée de sauce, imprégnée de toutes les saveurs du plat.

Vider l’eau de cuisson de la sauteuse et faire revenir les échalotes coupées en dés dans l’huile d’olive, tout doucement. Au bout de quelques minutes, ajouter le chorizo coupé en dés (ou en lamelles). Remuer, ajouter les moules et mélanger.

Laisser cuire encore deux ou trois minutes, puis ajouter la crème et laisser cuire jusqu’à ce qu’elle mousse un peu.

Servir de suite et déguster bien chaud, avec les doigts, puis saucer le fond de l’assiette et de la gamelle avec un bon pain bien savoureux.

fin post

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