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Tout est bon dans le cochon….. mais certains morceaux sont encore plus savoureux que d’autres, et les joues en font partie.

J’en avais 4 au congel, et comme je cherche à faire de la place et à le vider au max des trucs qui trainent depuis un peu trop longtemps, j’avais sorti ces joues de porc sans trop savoir à quelle sauce j’allais les cuisiner.

Mon problème, c’est qu’après avoir vidé le sac de myrtilles (elles ont fini en muffins myrtilles chocolat blanc), les parts de pizza (trop pratique les soirs de grosse fatigue où t’as la flemme de cuisiner), la queue de lotte, les sachets de légumes vapeur de Monsieur P., les petits pois, il ne me restait que des choses super volumineuses : la viande et les glaces.

Pour les glaces, l’Homme a été sympa et a fait preuve d’une abnégation assez remarquable. Il m’a dit qu’il allait payer de sa personne et se sacrifier pour faire en sorte qu’elles aient toutes disparu dans des délais assez brefs.

En revanche, pour la viande, plus difficile. Eh oui, en ce moment, j’ai la flemme et surtout, il ne fait pas un temps à manger des trucs mijotés. Alors devant mes joues de cochon, j’étais bien perplexe. Et puis je me suis dit qu’il n’y a pas de temps pour manger un bon curry. Et comme la joue de porc doit cuire longtemps pour être bien moelleuse, elle serait parfaite en sauce vindaloo (dont les saveurs se marient remarquablement avec le cochon).

 

J’ai légèrement modifié une recette que j’avais pour ne pas qu’elle soit trop caliente, et je n’ai pas mis de cannelle car je ne l’aime pas trop dans les plats salés.

On s’est régalés, et malgré la chaleur, il n’est rien resté.

L’astuce de faire cuire les patates dans la sauce a deux objectifs : le premier, avouable, est de faire en sorte qu’elles soient aussi confites que la viande et de fait imprégnées de saveurs. La seconde raison, nettement moins glorieuse est que ça fait une casserole ET une passoire en moins à nettoyer.

A savoir, la joue de porc réduit pas mal à la cuisson, donc il en faut bien deux par personne pour de bons mangeurs.

Dernière chose à savoir : il y a 24h de marinade et 3h de cuisson, donc on ne se lance pas dedans à 19h pour manger à 21h.

 

Pour deux personnes

  • 4 joues de porc
  • 2 cuillères à soupe de cumin
  • 1 petite cuillère à thé de piment en poudre
  • 1 cuillère à café de graines de cardamome
  • ½ cuillère à café de poivre noir
  • 4 gousses d’ail écrasées
  • 5 cuillères à soupe de vinaigre
  • 1 cuillère à soupe de curry
  • 2 cuillères à soupe de concentré de tomates
  • 1 boîte de tomates pelées
  • Sel ; poivre
  • 4 cuillères à soupe de coriandre ciselée (Monsieur P.)
  • 2 cuillères à soupe de sucre
  • 1 oignon
  • 4 petites pommes de terre

 

 

Dans un bol, mélanger le cumin, l’ail écrasé, les graines de cardamome, le piment, le poivre et le vinaigre (j’utilise du vinaigre de cidre).

Déposer les joues de porc dans un plat creux, arroser avec cette préparation, filmer et laisser mariner 24 heures.

 

viande marinée

Le jour J, éplucher et émincer l’oignon et le faire revenir tout doucement dans une cuillère à soupe d’huile neutre, dans une cocotte qui peut aller au four.

Lorsque l’oignon est doré, ajouter le curry en poudre et faire revenir deux minutes en mélangeant.

Ajouter ensuite les joues de porc et le jus de la marinade. Faire dorer sur chaque face, puis ajouter le concentré de tomates, les tomates pelées et 150 ml d’eau. Saler légèrement, porter à ébullition puis couvrir et enfourner à 160°C pour 3 heures.

 

Au bout de trois heures, ajouter le sucre et les pommes de terres épluchées (et coupées en morceaux si elles sont trop grosses).

 

patates crues sauce

 

Couvrir et remettre au four pour une demi heure, jusqu’à ce que les patates soient fondantes.

 

prêt

 

Servir dans les assiettes, parsemer généreusement de coriandre (la fraicheur citronnée de la coriandre va atténuer le feu du piment) et servir de suite.

 

fin post

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