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En règle générale, j’aime les petits plaisirs gustatifs, les trucs simples, comme lécher le saladier après avoir fait fondre du chocolat (enfin histoire de ne pas être une mère complètement indigne, je laisse désormais ce privilège à Gremlin), me faire une tartine de bon beurre sur un pain frais et la tremper dans mon vieux bol ébréché, plein de café au lait ou coller mon paternel quand il découpe la dinde de Noël pour grapiller les petits morceaux qui tombent (et qui seront forcément meilleurs que ceux qui seront présentés à table).

Bref, je suis la fille qui n’a pas des goûts de luxe, même si je ne crache pas sur les mets un peu plus chics de temps à autre.

Mais pour le poisson, j’avoue, je me confesse humblement, je suis une affreuse snobinarde et je n’aime QUE les poissons qui coûtent une blinde (c’est d’ailleurs pour ça que je n’en mange pas souvent). Parmi mes amis de la mer, en plus des crustacés, on trouve le cabillaud, la sole, le saumon et…. La lotte (autrement nommée la baudroie).

Alors la lotte, il faut reconnaitre qu’elle n’a pas la gueule de l’emploi. On l’imagine plus facilement dans le retour des Zombies en folie que dans une assiette de restaurant étoilé, mais une fois débarrassée de sa tête et de sa peau, elle révèle une chair blanche ferme et nacrée qui se prête à quasiment toutes les formes de cuisson. Et c’est vachement bon.

L’autre jour, il y avait une super promo au rayon poissonnerie alors j’ai acheté un beau morceau et je l’ai préparé selon la recette de Maman : flambée au whisky avec une sauce à la crème et au poivre vert. Je crois qu’elle tient la recette de Denise (eh oui, dans la famille, on fait tourner les bonnes recettes, c’est le partage).

J’ai fait une petite entorse à la recette de Maman, parce que la dernière fois que j’ai mis du poivre vert dans une recette, l’Homme a râlé que c’était pas agréable quand on croquait dedans.

Du coup, j’ai fait infuser mes grains de poivre dans de la crème liquide (alors que Maman utilise de la crème épaisse je crois) et ensuite je les ai retirés. C’était moins parfumé mais on sentait quand même bien le goût du poivre.

 

Pour deux personnes

  • 4 tranches de queue de lotte
  • 5 cl de whisky
  • 3 cuillères à soupe de farine
  • 25 cl de crème fleurette
  • 3 cuillères à café de poivre noir
  • Sel

 

 

Dans une petite casserole, faire chauffer la crème. Lorsqu’elle bout, déposer le poivre vert, couvrir et laisser infuser une bonne demi-heure.

Essuyer les tranches de lotte dans du papier absorbant et les enrober de farine.

lotte farinée

Dans une poêle, faire fondre un beau morceau de beurre (je prends du demi-sel et ensuite je ne sale pas le poisson).

Déposer les tranches de lotte dans la poêle et faire dorer soigneusement chaque côté.

lotte dorée

 

Lorsque le poisson est bien doré, verser le whisky dans la poêle et faire flamber.

flammes

 

Lorsque les flammes sont éteintes, verser la crème (moi je l’ai filtrée pour l’Homme qui n’aime pas les grains de poivre mais on peut tout à fait les laisser pour plus de goût).

Porter à ébullition et servir de suite.

avec la crème

En accompagnement, on peut proposer du riz, des pâtes fraîches, des patates vapeur, une bonne purée maison…

fin post

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