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J’ai remarqué un truc : en hiver, souvent, dans mes assiettes, ce sont mes origines alsaciennes qui ressortent, avec des gratins, de la crème, des sauces, des tartes, des quiches…. Et dès l’apparition des beaux jours (même les beaux jours aussi fictifs que les emplois de certaines assistantes parlementaires), ce sont mes origines catalanes qui ressortent, avec de folles envies de poivron, oignon, tomate, légumes frais, chorizo, grillades, soubressade...

Donc en ce moment, je navigue un peu entre les deux : il fait un froid à bouffer de la choucroute dès le petit déjeuner, mais en même temps, on est à moins de deux mois de l’été. Le dilemme est toujours compliqué à gérer du coup.

L’autre soir, je suis allée faire un petit tour chez Iber Y co (à la Croix Rousse on est des privilégiés, on a une boutique) car une source fiable m’avait dit qu’ils avaient de l’ail noir (un truc de foodista sur lequel j’ai lu plein de trucs mais sans en avoir jamais trouvé dans les magasins). Du coup, je suis allée voir par moi-même et je suis repartie avec mes deux têtes d’ail noir (plus d’infos et des recettes à venir), mais également avec un chouette morceau de soubressade (pas celle en barquette à tartiner, celle qui ressemble à un saucisson).

Comme j’avais pris la flotte en attendant le bus, j’avais envie de me réchauffer les papilles et le moral, alors j’ai préparé un riz un peu inspiré de celui que maman faisait quand elle trouvait de la soubressade qui ne se délite pas à la cuisson (en moins bon, y'a pas la petite touche de la cuisinière).

C’était super bon, pas trop épicé, juste comme il fallait pour oublier un instant la morosité du ciel.

 

Pour trois personnes

  • 2 blancs de poulet
  • 100 g de soubressade
  • ½ cuillère à café de paprika fumé
  • 1 oignon
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 1 gousse d’ail
  • 125 g de riz
  • 5 cl de Rancio (à défaut, un vin blanc sec)
  • 2 cuillères à soupe de coriandre ciselée (Monsieur P.)

Découper l'oignon en petits morceaux et le faire revenir dans l’huile d’olive dans une sauteuse.

Lorsque l’oignon commence à dorer (il faut compter une bonne dizaine de minutes, en mélangeant régulièrement pour ne pas que ça brûle), ajouter le poulet coupé en morceaux de la taille d’une bouchée. Laisser dorer, puis ajouter la soubressade coupée en petits morceaux (ou émiettée, selon la texture). Elle va de toute façon fondre à la cuisson. Mélanger, puis verser le Rancio et porter à ébullition et laisser évaporer.

Verser le riz, mélanger jusqu’à ce que tous les grains soient translucides, puis recouvrir d’eau bouillante.

riz poêle

Mettre le paprika fumé, saler et laisser cuire jusqu’à ce que le riz ait absorbé toute l’eau. Goûter, et au besoin, ajouter de l’eau et prolonger la cuisson.

 

presque fini

Lorsque le riz est cuit, ajouter la coriandre, mélanger et servir de suite.

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Déguster en pensant à Barcelone et aux perruches du parc Güell qui sont quand même vachement plus sexy que les pigeons de la place Bertone (dois-je rappeler que je suis l’amie de tous les animaux, mais depuis qu’un con de couple de pigeons a niché sur la fenêtre de mes chiottes, j’avoue que mon degré de bienveillance à leur égard a sérieusement diminué).

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