couverture

Cette recette se range sans aucune hésitation dans la catégorie Enfumage. J’entends par là que c’est ce qu’on appelle de la cuisine d’assemblage.

Elle ne nécessite aucun talent particulier, à part celui de stocker plein de bouffe dans son frigo et d’oublier de vérifier les dates. Quoi que ça, finalement, je ne sais pas si beaucoup de personnes y arrivent aussi bien que moi. Un tel niveau d’étourderie, ça demande quand même beaucoup de maîtrise et d’entrainement.

Alors, qu’est-ce qu’elle avait encore acheté et zappé cette fois ? Trois fois rien : des tomates confites, de la pancetta et de la buratta. Oui oui, vous avez bien lu, non pas un, mais trois ingrédients, j’ai fait très fort.

En soi, j’aurais tout à fait pu faire une salade tranquille pépère, sauf que j’avais super faim, et très très envie de lentilles. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a pris d’un coup comme ça, entre deux ordres de mission au boulot : j’ai trop envie de lentilles.  En plus, Maman m’en a ramené d’un de ses périples, des vraies lentilles vertes trop bonnes qui ne s’écrabouillent pas à la cuisson.

Les lentilles, je les aime sous toutes leurs formes. Chaudes, froides, avec petit salé, sans petit salé, avec Morteau, avec de la saucisse de Montbéliard, bref…. Je suis la réincarnation d’Esaü (et en même temps comme je suis fille unique, mon droit d’ainesse je peux le vendre facilement hein !)

Donc hier soir, en rentrant, j’ai de suite mis à cuire les lentilles pendant que j’allais ranger la chambre des Gremlins (je profite de leur absence sinon c’est impossible).

C’est une fois égouttées que les choses se sont compliquées. En effet, il était déjà 20 heures, j’étais affamée et j’avais ces belles lentilles qui me narguaient à chaque fois que je passais devant la passoire dans laquelle elles refroidissaient. Dans un premier temps, je les ai d’abord goûtées dans la casserole pour voir si elles étaient assez cuites, puis pour voir si elles étaient assez salées. Ensuite, il a fallu goûter si elles étaient assez froides, puis regoûter pour voir si elles étaient assez égouttées. Bref…. Heureusement que j’en avais fait une grande quantité, il en est tout de même resté suffisamment pour nos deux assiettes. J’ai même craint un instant de ne plus avoir faim au moment de passer à table, mais vu que l’Homme est rentré à presque 22h, j’avais encore de la place pour une bonne assiette de lentilles gourmandes.

 

Pour deux personnes

  • Des lentilles (entre 200 et 300 g selon les appétits)
  • 6 tranches de pancetta
  • 2 petites burattas
  • 100 g de cheddar (ou vieux Gouda ou vieille mimolette)
  • Une quinzaine de quartiers de tomates confites

Pour la vinaigrette 

  • Sel, poivre
  • 3 cuillères à café de vinaigre balsamique
  • 9 cuillères à café d’huile d’olive de qualité

 

 

Porter à ébullition une grande marmite d’eau NON SALÉE. Verser les lentilles, baisser sur feu moyen et laisser cuire entre 35 et 45 minutes (en goûtant pour évaluer la cuisson). Saler l’eau quelques minutes seulement avant la fin.

Egoutter les lentilles et les laisser refroidir.

Dans une poêle antiadhésive, déposer les tranches de pancetta coupées en morceaux et laisser griller.

Répartir les lentilles dans des assiettes, parsemer de dés de cheddar et mélanger. Déposer une buratta coupée en deux au centre de chaque assiette, puis ajouter les morceaux de pancetta. Terminer par les quartiers de tomate confite, quelques cuillères de sauce (en fonction des goûts) et déguster.

Rapide, rustique, simple et bon.

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