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On arrive en période de beaux jours et mes recettes au quotidien vont être de plus en plus simplistes. J’ai déjà ouvert la saison des salades, et comme l’Homme fait attention à sa ligne, il est plutôt content du coup.

De plus, le dimanche, comme il fait beau, j’en profite pour sortir les Gremlins. Enfin ça, c’est quand il ne faut pas amener Gremlinette aux urgences, ou quand Gremlin ne la joue pas morpion de banc dès qu’il arrive dehors parce que « c’est trop nul, je veux rentrer, j’ai pas envie de faire du vélo » pendant que Gremlinette hurle en pleurant toutes les larmes (de crocodile) de son corps parce qu’elle voulait faire du foot (et que forcément on n’a pas pris de ballon parce que d’habitude, aucun des Gremlins n’aime jouer au ballon).

Mais là, malgré le trip à Saint Luc Saint Jo, malgré les hurlements au parc, j’ai trouvé le temps de réaliser ces savoureuses barres dont j’ai piqué l’idée dans le blog de Sally.

Il faut dire que dès que je les ai vues, j’ai complètement craqué, elles avaient l’air tellement bonnes, il fallait que je les fasse (et que je les mange).

Alors évidemment, j’ai adapté la recette à ma sauce. J’ai zappé le glaçage car je n’aime pas ça, j’ai mis très peu de zeste de cédrat et surtout, j’ai remplacé les fraises fraîches par des griottes surgelées, dans le cadre de mon opération vidage de congel.

Sur le moment, en réalisant la recette, j’ai eu très peur. J’ai lu un peu vite et j’ai mixé les ingrédients de la garniture. Eh oui, banane, c’est bien la peine d’être bilingue si c’est pour tomber dans un piège aussi grossier : mix, en anglais, ça veut dire mélanger, pas mixer…. Du coup, la garniture était archi liquide, je n’avais pas beaucoup de pâte pour mettre sur le dessus et ça ne ressemblait vraiment à rien quand je l’ai mis dans le four.

J’avais déjà commencé à me préparer psychologiquement aux moqueries combinées de l’Homme et des collègues mais contre toute attente, tout a gélifié à la cuisson, j’ai pu démouler et j’ai obtenu des barres complètement explosives et addictives (l’utilisation de beurre aux cristaux de sel n’y est certainement pas pour rien).

Bref, recette à ne surtout pas faire en période de régime, ça va de soi.

Dès que j’ai le temps, je retente avec des myrtilles : j’ai un fond de sac à finir au congel.

 

Ingrédients

Pour la pâte

  • 375 g de farine
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • 100 g de beurre aux cristaux de sel
  • 130 de beurre doux
  • 200 g de sucre roux
  • 1 oeuf entier + 1 jaune  
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille en poudre

 

Pour la garniture

  • 300 g de griottes surgelées (Monsieur P.)
  • 67 g de sucre roux
  • Le zeste d’un citron (un peu de cédrat pour moi)
  • 1 cuillère à soupe et demi de maïzéna

 

Préchauffer le four à 180°C

Dans un saladier, mélanger la farine, la vanille et la levure. Ajouter le beurre coupé en morceaux et frotter entre les mains jusqu’à obtention d’un sable grossier.

Ajouter l’œuf et le jaune et mélanger à la main. La pâte est très molle et très collante, c’est normal, il ne faut pas paniquer, tout va s’arranger à la cuisson.

Mettre à peu près la moitié de la pâte dans un moule carré ou rectangulaire (le mien est en silicone, j’avoue que ça facilite vraiment le démoulage) et bien tasser pour qu’elle recouvre tout le fond du moule.

 

fond pâte

Ensuite deux écoles : soit on fait comme moi qui me suis plantée et on mixe les fruits avec le sucre, la maïzéna et le zeste de citron, soit on fait comme dans la recette d’origine, et on mélange les fruits, le sucre, le citron et la maïzéna (auquel cas je n’ai aucune idée du résultat final).

Répartir le reste de la pâte sur le dessus, comme on peut. Dans ma tête, j’imaginais un dessus façon streusel alsacien, mais vu comme la pâte était collante, j’ai plutôt fait des espèces de blobs aplatis que j’ai déposés tant bien que mal.

prêt à cuire

Enfourner pour 40 à 50 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.

démoulé

Attendre le refroidissement complet avant de démouler, puis découper en barres et déguster en cas de creux ou de grosse crise de gourmandise.

gâteau et jeux

Je les ai bien recouvertes de film étirable la première nuit et ensuite, je les ai conservées dans une boîte en métal. En vrai, elles ont survécu à peine 24 heures à l’assaut des gourmands donc je ne sais pas combien de temps elles se conservent.

dans la boîte

Eh oui, les collègues n'ont eu que ce petit fond de boîte...

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