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Pour notre rendez-vous streetart mensuel, je vais aujourd’hui vous présenter un artiste que j’ai découvert assez récemment, le Ghostsurfer.

A la base, je l’ai découvert sur les comptes Instagram des potes chasseurs. J’étais un peu frustrée, parce que je voyais partout circuler cette silhouette hybride entre alien et fantôme, flanquée d’une planche de surf mais sur les murs lors de mes parties de chasse, rien, nada, que dalle, nichts, nothing…. La grosse loose.

Je crois que j’avais fini par me dire que ce ghost surfer était finalement bel et bien un fantôme quand j’ai vu passer une nouvelle création sur un compte copain.

J’ai alors fait un petit commentaire, sur le ton de l’humour, déplorant que le petit fantôme ne monte pas jusqu’à chez moi.

Et là, trop cool. L’artiste en personne me contacte et me demande à quel endroit j’aimerais voir apparaitre un fantôme.

J’ai répondu en donnant des indications ultra précises, sur le ton de la plaisanterie. Je me doute bien que les artistes ne vont pas s’amuser à satisfaire les désirs de chaque fan, mais le simple fait de recevoir un commentaire, un like, un merci, un encouragement, c'est déjà un vrai plaisir, alors un message en privé, c'est la Consécration, le Graal, le Nirvana du chasseur de streetart !

Et quelques jours après, alors que je sirotais tranquillou mon demi litre de café au lait matinal, j’ai reçu un message privé me disant qu’il devrait y avoir en principe un truc sur mon itinéraire pour aller au métro. Battements de cœur, suées, tremblements, impatience…. J’osais à peine y croire.

Et en effet, il était là, tout frais, tout fringant, n’attendant que d’être pris en photo par une chasseuse de streetart avide de nouveauté. 

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J’étais comme une dingue. Pour un chasseur de street art, être le premier à découvrir une œuvre et à la poster, c’est totalement jubilatoire. En quelque sorte, ça donne une idée de ce que Christophe Colomb a ressenti quand il a mis le pied à terre. Si si, j’insiste. 

A partir de ce jour, j’ai eu l’occasion de croiser plusieurs fois les œuvres du fantôme à la planche de surf, et à chaque fois, c’est un vrai plaisir.

Malheureusement, il arrive que je passe trop tard et que le surfeur ait été blessé :

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Ou qu'il se soit fait sérieusement molester :

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Pas étonnant, vu les risques qu'il prend :

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Comme beaucoup d’artistes de rue, le surfeur aborde parfois des sujets d’actualité, avec sa planche Monsanto-Bayer (ma préférée, mon goût pour l'art engagé)

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Mais la plupart du temps, il nous raconte son histoire, l’air de rien.

On sait ainsi que le surfeur aimait les Lego quand il était petit :

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Qu’il passe le flambeau à sa descendance :

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Et qu’il aime les photos de famille.

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Je pense aussi qu’il aime la peinture norvégienne du début du XXè siècle.

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J’espère bien que je vais rapidement croiser à nouveau la silhouette de mon fantôme préféré, je trouve les murs bien monotones en ce moment.

Allez, un petit dernier pour la fin :

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