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Il y a quelques temps, l’Homme, tout fier, a ramené à la maison un pot de beurre de cacahuète de la marque Reese.

Tout content, il brandit sa trouvaille en claironnant, tout fier de lui : « et j’ai BIEN vérifié, y’a pas d’huile de palme ! ».

Moi, je suis comme saint Thomas, je crois que ce je vois. Reese étant une marque du groupe Hershey, un gros groupe américain, je suis forcément méfiante. Je jette donc un œil à l’étiquette et là, bingo : huile végétale (en général, quand c’est pas précisé, c’est de l’huile de palme) et en prime, elle est hydrogénée. Bref, la totale quoi.

Je lui ai fait remarquer et il était tout déçu, mais il avait quand même un espoir : « je veux voir s’il est aussi bon que le goût qu’il y a dans les peanut butter cups ».

Résultat des comptes, au dessert, un Homme tout déçu car il ne retrouvait pas le goût des peanut butter cups (forcément, sans le chocolat, ça change la donne) et un pot de peanut butter dont je ne savais pas trop quoi faire. Certes, il contient des éléments pas très sains, mais bon, je ne voulais pas non plus le jeter.

Du coup il siégeait dans le frigo, et puis je suis tombée sur une super recette sur le blog de Sally.

J’ai tout de suite flashé sur le visuel, mais j’ai déchanté à la lecture de la recette : même si ces fameux chocolate kiss qu’on dépose au dessus étaient trouvables à Lyon (on a quelques épiceries américaines), je suis quasi certaine qu’ils contiennent plein de saloperies d’ingrédients Monsanto de choses que je ne cautionne pas.

Du coup, j’ai bidouillé un peu la recette et comme élément chocolat, j’ai mis des drops de chez Barry.

Je pensais que ça me débarrasserait du pot de Reese, mais il m’en reste encore un peu.

J’ai obtenu une vingtaine de gâteaux, avec une texture entre le cookie et le sablé. Ils n’étaient peut être pas très « Greenpeace approved » mais il faut reconnaître qu’ils étaient vraiment bons. D’ailleurs, entre le morfale de la maison et les morfales du boulot (et je m’inclus dans le tas), les cooblés ont très vite disparu.

 

Pour une vingtaine de coublés

  • 160g de farine
  • 1/2 cuillère à café de levure chimique
  • 115g de beurre doux MOU
  • 200 g de sucre roux  + 50 g environ pour la finition
  • 1  oeuf
  • 190 g de beurre de cacahuète sans morceaux  
  • 1 cuillère à café de vanille en poudre/extrait de vanille
  • 3 cuillères à soupe de pépites de chocolat

 

Dans un saladier, mélanger le sucre roux et le beurre mou. J’insiste lourdement sur le fait que le beurre doit être mou, sinon, c’est très galère.

Lorsque le mélange est onctueux, ajouter l’œuf, mélanger à nouveau, puis incorporer la beurre de cacahuète, la farine et la levure, puis les pépites de chocolat. Bien mélanger (je fais ça à la main), former une boule, filmer et laisser au moins une demi heure au frigo pour que la pâte durcisse un peu.

Préchauffer le four à 180 °C et recouvrir deux plaques de cuisson de papier sulfurisé.

Sortir la pâte du frigo et former de petites boules. C’est rigolo tout plein, on a l’impression de retourner à la maternelle avec la pâte à modeler. On peut éventuellement exploiter ses gosses si on en a et les faire bosser sur ce coup là. Moi je ne peux pas, ils bouffent la pâte crue au lieu de la rouler.

Rouler les boules dans le sucre et les déposer sur la plaque, en espaçant bien car elles vont s’étaler à la cuisson.

prêt à cuire

Enfourner pour une dizaine de minutes, jusqu’à ce que la surface des cooblés soit craquelée.

sorti du four

On n’oublie pas que le cooblé, comme son cousin le cookie, va continuer à cuire une fois sorti du four, donc on ne panique pas si c’est mou, c’est normal.

Attendre au moins 10 minutes avant de déguster.

fin post

Servir à deux Gremlins affamés, à un homme tombant d’inanition ou à des collègues gourmands.

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