couverture

Cette semaine, les Gremlins sont en vacances chez mes parents. Si j’admets volontiers que j’apprécie fortement de pouvoir passer des nuits complètes sans être réveillée et des journées sans courir après la montre (si je devais être un personnage Disney je serais le lapin d’Alice au pays des merveilles) il faut reconnaitre que mes deux terreurs me manquent cruellement le soir quand je rentre.

Certes, je n’ai pas à répéter 10 fois d’aller à la douche, de manger, d’aller se brosser les dents et d’aller au dodo, mais je n’ai pas non plus de petite Gremlinette qui me regarde avec ses grands yeux et qui me dit le plus sérieusement du monde « tu sais je t’aime Maman » en se serrant contre moi ni de grand Gremlin qui cramponne mon bras au moment du coucher et le serre contre lui en me disant « non, tu pars pas ». Bref, j’ai vraiment besoin de me réconforter le soir pour oublier le vide et du coup, je fais des pâtes.

Alors là, je vois venir les mauvaises langues : « ah nan mais elle nous la fait à l’envers, genre, la meuf, elle fait des pâtes toute l’année et là elle veut nous faire croire que c’est juste parce qu’elle a le blues que ses gosses soient loin ».

Alors oui, mais non. Ce ne sont pas les mêmes pâtes. D’habitude ce sont des pâtes feignasse, la ce sont des pâtes réconfort (de mauvaise foi ? Moi ?).

Enfin bref, ce jour-là, j’avais reçu le Bukowski que j’avais commandé (il est temps que je me remette à lire autre chose que des polars et des sagas heroic fantasy) et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai pensé à ce bouquin en sortant les pâtes. Du coup j’ai fait l’association Bukowski-whisky… d’où l’idée d’en mettre dans la sauce et le nom du plat. Oui je sais c’est tordu.

Pour cette recette, j’ai utilisé ma technique de lardons que j’appelle crousti-fondants. On prend un morceau entier de lard fumé, on le fait cuire dans un bouillon la veille et on le laisse refroidir, le jour J on détaille de gros lardons bien dodus et on les fait revenir à la poêle, sans gras. Si on est pressé on peut tout à fait utiliser des lardons classiques et les faire revenir, ça ne changera pas l’idée du plat.

Mais assez de blabla et place à la recette

Pour trois personnes

  • Des pâtes (éviter les pâtes creuses type Penne qui se prêtent plutôt à une sauce plus liquide)
  • 150 g poitrine fumée
  • 1 échalote
  • 50 g pignons
  • 5 cl de whisky
  • 10 cl de crème liquide
  • 100 g de cheddar orange

 

Dans une poêle, faire revenir les lardons sans ajouter de matière grasse. Ils doivent être bien dorés.

Faire revenir les pignons à sec dans une petite poêle pour qu’ils soient dorés. Réserver.

lardons et pignons

Détailler le fromage en petits dés.


Dans une petite casserole, faire revenir l’échalote émincée avec un peu de beurre. Lorsqu’elle commence à être fondante, verser le whisky, porter à ébullition et laisser cuire deux ou trois minutes à gros bouillons.

 

échalotes whisky

Baisser le feu et ajouter la crème et du poivre et un peu de sel (pas trop car le lard et le fromage seront également salés). Couvrir et laisser continuer à chauffer à feu très doux.

Cuire les pâtes et les égoutter puis les remettre dans la casserole, verser la crème et mélanger (en gardant une petite source de chaleur pour que les pâtes ne refroidissent pas). Mélanger et répartir dans les assiettes. Parsemer de pignons et de petits dés de fromage, et finir avec les lardons. Déguster de suite.

fin post

version_imprimable

 

 

Enregistrer