couverture

J’ai eu beau me creuser les méninges, je n’ai pas trouvé de nom original ou drôle pour cette brioche. J’ai pensé à tresse ardéchoise mais je trouvais ça prétentieux, du coup j’ai gardé le descriptif. Au moins, c’est parlant, et le lecteur qui n'aime pas la crème de marron ne perdra pas 3 minutes à lire les ingrédients.

Cette création est le résultat d’un gros ratage initial, mais à force de persévérer, j'ai fini par obtenir un truc mangeable (voire carrément bon) ET présentable (parce que faut reconnaitre que le visuel, c'est pas vraiment mon fort).

L’année dernière, j’avais essayé de faire le kringle de Cocinera Loca, en remplaçant le turron liquide par du chocolat à tartiner (Nocciolata, vu que je boycotte la marque archi connue pleine d’huile de palme). Mon kringle avait super bien levé, j’avais super bien réussi à le façonner, j’étais super confiante en l’enfournant et j’avais été super dégoûtée en le sortant du four car il était devenu super plat et super raté.

Au goût, ça allait, mais c’était complètement raplapla, du coup je n’avais pas publié la recette. J’avais contacté Pia via son blog pour lui demander à quel endroit j’avais merdé, elle pensait que je l’avais laissé trop lever à la seconde pousse (effectivement, je l’avais un peu oublié dans le four).

Donc j’ai voulu renouveler l’expérience cette année. J’ai refait la recette, en suivant les instructions à la lettre, et j’ai probablement mis trop de chocolat (ma goinfrerie légendaire aura raison de moi un jour) parce que lorsqu’il a fallu façonner le kringle, la pâte était complètement ramollie et je n’ai jamais pu le tresser une fois le boudin de pâte entaillé : ça dégoulinait de partout, une vraie cata. J’avais alors roulé le tout en boule en râlant (tout le répertoire du Capitaine Haddock y est passé) et ça avait donné une viennoiserie très moelleuse mais à peu près aussi présentable que mon premier essai.

J’ai de la chance, les goûteurs du boulot s’attachent plus au goût qu’au visuel sinon mes essais ratés finiraient tous à la poubelle. Encore une fois, c’était très bon mais ça ressemblait à un tas de pâte à modeler après traitement par Gremlinette.

Comme je n’aime pas rester sur un échec, surtout si le goût est bon, j’ai renouvelé l’expérience, avec de la crème de marron cette fois.

Alors on ne peut pas dire que j’ai fait un kringle car je sais que si j’avais essayé de l’entailler puis de le rouler dans les règles de l’art, ça se serait complètement éventré et affaissé. J’ai décidé de suivre le conseil de Pia et de laisser lever toute une nuit au frigo pour que la pâte soit bien froide et plus facile à manipuler, ce qui m’a facilité la tâche. Puis, j’ai fait une tresse à deux brins avec les boudins de pâte garnis de crème de marron, et au final, ça m’a donné un truc à peu près présentable, mais surtout délicieux. Cette pâte est vraiment géniale : elle est sucrée juste comme il faut et surtout, elle reste moelleuse même le lendemain.

Bref, la prochaine fois, j’essaie avec de la pâte de turron, j’en ai trouvé chez Iber y Co.

 

Voici donc la recette :

  • 250g de farine
  • 40g de sucre (roux pour moi)
  • 100 ml de lait (entier pour moi)
  • 1 œuf
  • 60g de beurre très mou
  • 5g de sel
  • 8g de levure fraiche
  • 6 cuillers à soupe de crème de marron
  • 1 cuiller à soupe de lait pour la dorure

 

Dans le bol du robot, mettre la farine, le sel et le sucre, puis mélanger. Ajouter ensuite le lait, l’œuf et la levure et mélanger jusqu’à ce que la pâte forme une boule.

Ajouter petit à petit le beurre ramolli coupé en petits morceaux et continuer à pétrir jusqu’à ce que la pâte soit souple. Il faut compter une dizaine de minutes, et la pâte reste souple et assez collante, c’est normal.

Là, deux options : soit on laisse lever environ deux heures à température ambiante soit, comme moi, on met la pâte dans un saladier, on filme et on l’oublie au frigo pour la nuit.

Le lendemain, sortir la pâte du frigo et la dégazer. La séparer en deux et en étaler la moitié en forme de rectangle sur un plan de travail légèrement fariné. Etaler la moitié de la crème de marron sur la pâte, puis rouler la pâte en un boudin le plus serré possible.

crème étalée

Faire de même avec la seconde partie de la pâte,

pot vide

 

puis tresser les deux boudins.

tresse prête à lever

Déposer la tresse sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et laisser gonfler une à deux heures à température ambiante (ou comme moi dans le four à 30°C).

Lorsque la pâte a bien levé (la tresse doit à peu près doubler de volume), préchauffer le four à 180°C.

Badigeonner la tresse de lait à l’aide d’un pinceau et enfourner pour 30 minutes, en vérifiant la cuisson.

 

tresse après cuisson

Déguster froid avec un bon café au lait au petit déjeuner, ou à la pause-café du matin. Sinon, au goûter ça passe aussi très bien.

fin post

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