Couverture

Bon, je crois qu’on peut sans trop risquer de se planter affirmer que Winter is coming à grands pas, et à défaut d’avoir le tome 6 des aventures de GOT à lire dans le métro pour se motiver à mettre le nez dehors, j’ai repris mes bonnes habitudes en cuisine et je fais chaque week-end une viennoiserie. Voire plusieurs quand j’ai un stock d’œufs à écouler…

En trainant sur mes blogs préférés, j’ai trouvé une recette de Kouglof qui m’a bien tentée.

Je fais juste une petite parenthèse d’orthographe ici. On peut aussi écrire kougelhopf, kougloff mais comme je suis une grosse flemmarde et que j’ai relativement peu de temps pour rédiger mes posts, je choisis aujourd’hui la version feignasse et j’écrirai kouglof.

J’aime beaucoup ce gâteau alsacien et j’ai déjà une recette super, mais je dois avouer que celle de Valérie du blog C’est ma fournée était trop tentante. Encore un blog que j’aime bien mais dont je ne fais que rarement les recettes car pas du tout à ma portée. En plus, il s’agit d’une recette de Christophe Felder (tirée du livre "Gâteaux" de Christophe Felder et Camille Lesecq), du coup j’ai vraiment hésité à me lancer car j’avais peur de me planter complètement (question de niveau de compétence).

 

Mais bon, la photo était tellement belle, la description tellement alléchante…. Et puis j’avais toujours ce foutu stock d’œufs à écouler, donc j’ai cessé d’hésiter et j'ai foncé.

Je n’ai pas regretté mon choix. J’ai obtenu un kouglof moelleux, parfumé et pas du tout bourratif. C’était nickel au petit déjeuner. L’Homme s’est servi deux fois et les collègues ont fait un sort à ce qui restait le lendemain.

Alors en soi, cette recette n’a rien de compliqué, en revanche, elle est longue. Comme beaucoup de viennoiseries contenant une grande quantité de beurre, la pâte doit pousser toute une nuit au frigo.

J’ai pris quelques libertés par rapport à la recette de base.

Je n’ai pas utilisé de sucre inverti. D’abord, je n’en n’ai pas et bien qu’on en trouve certainement chez Gédetou, je suis toujours un peu méfiante envers les produits non naturels.

Ensuite, j’ai remplacé le kirsch par du Calvados. Je n’aime pas le kirsch et j’avais envie de changer un peu du rhum. Pour les raisins, j’ai utilisé un mélange de raisins moelleux que je trouve à Monop’. Il y en a des blonds, des bruns et des orangés. C’est très joli et surtout ils sont moelleux et on n’a pas besoin de les laisser tremper dans de l’eau tiède comme la recette de base le préconise.

Pour le reste, j’ai grosso modo suivi les instructions.

Ingrédients

  • 225g de raisins secs blonds
  • 15g de calvados
  • 500g de farine
  • 15g de levure fraîche
  • 220g de lait (entier, frais pour moi)
  • 65g de sucre en poudre
  • 10g de sel
  • 15g de miel liquide
  • 2 oeufs
  • 175g de beurre pommade

 

Pour le sirop

  • 150g d'eau
  • 100g de sucre
  • 12g de calvados
  • 1 cuillère à café de vanille liquide

 

Pour le sucre vanillé maison

  • 100g de sucre semoule
  • 1/2 gousse de vanille épuisée et bien sèche 

 

Pour la finition : 

  • 50g de beurre fondu
  • Une dizaine d'amandes brutes 

 

La veille, préparer la pâte. Il faut absolument un robot pétrin sauf si vous passez votre vie en salle de muscu à soulever de la fonte.

Faire macérer les raisins dans le Calvados.

raisins

Dans le bol du robot, déposer la levure émiettée et le lait à température ambiante. Ajouter la farine, le sucre, le miel liquide et le sel. La recette de base préconise d’utiliser une balance de précision, moi je n’en n’ai pas mais je pense que ma balance « classique » a largement suffi, même si le grammage n’était probablement pas tout à fait exact.

Pétrir au robot pendant une dizaine de minutes, jusqu’à ce que la pâte soit élastique, puis ajouter le beurre progressivement (il est fondamental qu’il soit BIEN MOU) et enfin les raisins. Les raisins ont du mal à pénétrer dans la pâte, mais ce n’est pas gênant, ça s’arrangera plus tard.

La pâte est très collante c’est normal, c’est à cause du beurre.

Mettre la pâte dans un saladier (c’est un peu galère, elle colle aux doigts et aux bords de la cuve du robot), filmer et laisser reposer une nuit au frigo (ou 5 heures mais moi je l’ai laissée toute la nuit).

 

prêt à lever

 

Le lendemain, beurrer généreusement un moule à kouglof.

le moule

Moi j’ai de la chance, j’ai récupéré celui de ma grand-mère alsacienne. Alors il ne paie pas de mine comme ça, tout marron, tout simple et tout basique mais n’empêche qu’il est parfait : si on le beurre bien, il ne colle jamais. Comme quoi parfois, les vieux ustensiles sont les plus performants.

Déposer des amandes au fond dans les rainures.

Sortir la pâte du frigo : elle a monté mais pas de manière hallucinante, ce qui est normal pour une pâte qui contient autant de beurre.

pâte levée

Dégazer la pâte (appuyer dessus pour chasser l’air qu’elle contient) et la répartir dans le moule. Le mien étant assez petit, j’ai eu un petit reste que j’ai fait cuire dans un autre moule, séparément.

Laisser à nouveau monter la pâte. Soit on le fait à température ambiante (et il faudra compter environ deux heures) soit on fait comme moi et on triche en mettant au four à 30°C.

Lorsque le kouglof a bien monté, préchauffer le four à 150°C et enfourner pour une heure. Il va dorer au dessus et rester moelleux à l’intérieur.

Pendant que la bestiole cuit, préparer le sirop : porter à ébullition 150g d’eau, 100g de sucre, 12 g de calvados et une petite cuillère à café de vanille liquide. Arrêter la cuisson dès que le sucre est dissout et laisser refroidir.

Préparer le sucre vanillé maison. Là, j’avoue, j’ai eu du mal à obtenir un résultat correct. En principe, il faut prendre des gousses de vanille déjà utilisées (par exemple pour une crème pâtissière ou autre) qu’on a faites sécher, et les mixer finement puis les ajouter au sucre et mixer à nouveau. Moi, je veux bien, mais je ne dois pas avoir le bon mixeur parce que je n’ai jamais réussi à réduire en poudre les gousses de vanilles. Bref, j’ai donc triché un peu en mettant les éclats de gousses de vanille (ce que j’ai réussi à avoir de plus petit), un peu de vanille en poudre et j’ai mixé le tout. Au final, ça marchait aussi.

Lorsque le kouglof est cuit, le démouler sur une grille et laisser refroidir 10 minutes, puis le badigeonner de sirop avec un pinceau.

Il y avait beaucoup de sirop et je n’ai pas osé tout utiliser de peur de ramollir le kouglof. Il m’est resté plus de la moitié du sirop, je ne sais pas si c’est normal, mais en tout cas, mon kouglof n’était pas sec.

Attendre 5 minutes, puis badigeonner de 50g de beurre fondu. L’odeur pendant qu’on fait ça est absolument divine.

Patienter encore 10 minutes, puis saupoudrer de sucre vanillé avec une petite passoire.

final

En Alsace, on trouve souvent le kouglof saupoudré de sucre glace, mais j’ai personnellement horreur de tout ce qui est saupoudré de sucre glace, du coup j’étais toute contente de cette version avec du vrai sucre.

 

gros plan

Attendre que le kouglof ait refroidi et déguster au petit déjeuner. Ou au goûter. Moi quand je mange un truc alsacien, je ferme les yeux et je m’imagine dans la cuisine de ma grand-mère, avec les cloches de l’église juste en face qui sonnent. Chacun ses souvenirs hein !

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