assiette gros plan

Chaque année, lorsque l’été arrive, j’essaie de vider un peu le congel (pas bien difficile, il est minuscule) afin de faire de la place pour quelques tupperwares de ratatouille cuisinée avec des légumes de saison (et de proximité si possible).

Alors certes, la ratatouille, ce n’est pas de la grande cuisine, ce n’est pas non plus innovant, mais c’est un classique de la cuisine du sud et surtout, si c’est mal préparé, ça peut très vite s’avérer mauvais. Qui n’a jamais mangé à la cantine une ratatouille fadasse, pleine de flotte et acide ? En revanche, quand c'est réussi, c'est une vraie mine de saveurs.

Ce n’est pas très compliqué à faire, mais ça demande du temps et de la place, car il faut faire cuire les aliments séparément. Le but est de les faire doucement confire chacun dans leur coin, puis de les mélanger.

Je ne vous livre pas ici LA recette de ratatouille (pas envie d’avoir le collectif des fan-de-la-ratatouille-de-ma-grand-mère sur le dos) mais juste ma version de la ratatouille.

Elle est très bonne chaude ou tiède en accompagnement d’une viande ou d’un poisson, elle fera un malheur froide dans une salade de pâtes ou de riz.

 

Pour ma ratatouille, je prends

  • 4 ou 5 grosses tomates
  • 4 ou 5 courgettes
  • 3 oignons (là j'ai utilisé une poignée d'oignons grelots qui traînaient au congel, mais ce n'est pas ce qui convient le mieux pour cette recette)
  • 4 poivrons rouges (je n’aime pas le poivron vert que je trouve trop amer)
  • 1 aubergine (l’aubergine est un des légumes que j’apprécie le moins, c’est pour cette raison que j’en mets très peu)
  • De l’huile d’olive
  • 2 cuillères à soupe de sucre

 

légumes

 

Commencer par rincer les poivrons, les mettre dans un plat et enfourner à 180°C jusqu’à ce que la peau noircisse légèrement. Les sortir et les laisser refroidir.

Eplucher et émincer les oignons et les mettre à cuire dans de l’huile d’olive avec un peu de sucre. Il faut les faire cuire à feu tout doux, jusqu’à ce qu’ils aient pris une belle couleur dorée.

Eplucher les courgettes (la peau est comestible, mais c’est aussi là que se nichent tous les pesticides mais si vous trouvez des courgettes non traitées, vous pouvez laisser la peau, ce sera meilleur) et les couper en petits dés (on peut aussi faire des rondelles). Mettre à cuire dans une sauteuse avec de l’huile d’olive. On peut couvrir, mais les courgettes vont rendre de l’eau, il faudra alors soit les égoutter, soit porter à ébullition jusqu’à évaporation.

Faire la même chose avec l’aubergine, dans une poêle séparée.

en cours

Eplucher les tomates (pour que ce soit plus facile, on les trempe quelques secondes dans un saladier d’eau bouillante), les épépiner et les couper en morceaux grossiers. Les faire revenir dans de l’huile. Si elles rendent beaucoup d’eau, ce qui a été le cas pour moi, il ne faut pas hésiter à les  égoutter. J’ai dû le faire deux fois. La seconde fois, j’ai gardé le jus de cuisson et je m’en suis servie comme fond de sauce pour des pâtes.

 

tomates et jus

Dans le bol à droite, la tomate cuite, dans le pichet à gauche, le jus récupéré pendant la cuisson.

Pendant que tous les ingrédients sont occupés à confire doucement, éplucher les poivrons grillés, les épépiner et les couper en lamelles.

 

Lorsque tous les légumes sont bien cuits, les mettre tous dans une même sauteuse ou marmite (idéalement une grosse cocotte) et laisser cuire encore un peu, en corrigeant l’assaisonnement en sel et poivre. Je ne mets pas d’herbes aromatiques dans ma ratatouille par choix, mais si on aime, on peut mettre une branche de thym.

 

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Déguster chaud, froid, tiède… J’ai un gros faible pour le combo rataouille+riz, et ce jour là, mon amie Morteau était de la partie…

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