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Depuis une semaine, c’est le drame à la maison. L’Homme doit suivre un régime hyper strict sans épices, sans gras, sans légumes, sans fruits, sans pain. En gros, il a le droit de manger de la viande bouillie, vapeur, grillée, du poisson sans gras et des pâtes, du riz et de la semoule avec juste un peu de beurre ou d’huile.

Inutile de vous dire que ce n’est pas la joie du tout au moment des repas. Lui qui a l’habitude de s’enfiler un paquet de gâteaux à la fin de chaque repas, je pense qu’il est en ce moment dans ce qui se rapproche de l’enfer selon l’Homme.

Quant à moi, je suis punie aussi car je ne me fais pas de bons petits plats, pour ne pas le narguer. Et puis je ne sais pas si vous avez déjà croisé un pitbull à qui on aurait imposé un régime végétarien : vous imaginez son humeur ? OK, donc vous avez une idée de l’ambiance à l’heure des repas.

Je n’avais pas encore fait de pot au feu cette année (enfin si, mais uniquement pour utiliser la viande en hachis Parmentier). Je me suis dit que c’était l’occasion, sauf que moi, je n’avais pas spécialement envie de manger un pot au feu comme ça. En ce moment, je suis plus en mode « tour du monde des épices » que « plats traditionnels français ».

J’ai donc bricolé une petite sauce, en m’inspirant très librement de la sauce vinaigrette aux herbes que mon père faisait avec la langue de bœuf, et j’ai obtenu un pot-au-feu qui-n’est-pas-vraiment–un-pot-au-feu hyper savoureux. Miam miam. Et en plus, c’est vraiment tout simple à faire.

J’ai utilisé des tranches de paleron, mais j’en ai aussi fait en mode effilochée avec de la queue, du tendron et du jarret. La version effilochée est tout aussi savoureuse mais pas du tout présentable.

Pour deux personnes (et il en restera)

 

  • 5 tranches de paleron
  • 2 carottes
  • 2 navets
  • 1 poireau
  • 1 oignon
  • 3 clous de girofle
  • Gros sel

 

Pour la sauce

  • 1 cm de gingembre frais
  • 1 petit grain d’ail
  • 3 à 4 cuillères à café d’huile d’olive
  • 4 cuillères à soupe de coriandre fraîche ou surgelée
  • 1 bonne louche du bouillon de pot au feu
  • Poivre

 

Si on peut, il faut préparer ce plat la veille, car la cuisson du paleron est très longue, et si ça ne cuit pas assez, ce sera vraiment immangeable.

Mettre les tranches de paleron dans une marmite, recouvrir d’eau, ajouter du gros sel (environ une cuillère à café) et porter à ébullition. Laisser bouillir une vingtaine de minutes à feu moyen en écumant au fur et à mesure. Lorsque le bouillon ne rend plus d’écume, couvrir et laisser cuire deux heures à feu moyen.

 

Le lendemain, dégraisser le bouillon (en principe, le paleron ne rend pas trop de graisse), ajouter les carottes, le poireau et les navets grossièrement découpés. Eplucher l’oignon, le piquer avec les clous de girofle et faire cuire deux bonnes heures ou plus, jusqu’à ce que la viande soit tendre.

pot au feu

Pendant que la viande cuit, éplucher le gingembre et l’ail et les râper.

ail et gingembre

Mettre dans un bol, ajouter l’huile d’olive, le poivre et la coriandre, laisser de côté.

 

sauce sans bouillon

Lorsque la viande est cuite, déposer une ou deux tranches dans l’assiette, prendre une louche de bouillon bien chaud et la verser dans le mélange gingembre-aromates. 

sauce avec bouillon

 

Mélanger, et verser de la sauce sur la viande et sur l’accompagnement.

fin post

J’ai servi avec un riz basmati et je pense que c’est ce qui se marie le mieux avec ce plat.

C’est un plat très simple et relativement light, qui serait franchement fadasse, disons-le, sans la petite sauce qui vient pimper tout ça, et c’est justement ce qui rend ce bœuf bouilli fort sympathique au palais.

Je ne pense pas me tromper en disant que ça doit se marier à la perfection avec de la langue de boeuf. Par contre, pour en faire manger à l’Homme, c’est pas gagné, il va falloir ruser…

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