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Je ne me suis jamais réellement intéressée à la politique, peut-être parce que je suis une personne de convictions, paradoxalement. J’ai donc généralement peu de connaissances dans ce domaine, mais je retiens très facilement les bourdes de nos dirigeants et autres politicards, parce qu’elles font souvent le buzz pendant plusieurs jours, voire semaines.

J’étais jeune lorsque notre président de l’époque avait fait un odieux amalgame entre les français issus de l’immigration, le bruit, et la cuisine disons… parfumée.

Eh bien je dois avouer que j’ai beaucoup pensé à lui hier soir en préparant cette délicieuse tarte au maroilles.

En effet, la première réflexion de l’Homme en arrivant a été « Eh, t’as senti, y’a un truc qui pue grave dans la cage d’escalier » (alors que si je fais un curry bien épicé ou un couscous, j’ai droit à un "ça sent super bon t’as fait quoi ?"), quant au bruit, avec les Gremlins qui se courent après ou sautent à pieds joints tout en hurlant à tue-tête, je pense que les voisins doivent régulièrement avoir envie de monter avec une batte de base-ball.

Tout ça pour dire que le bruit et l’odeur, c’est finalement très franchouillard, très gaulois, et bien « de chez nous » pour reprendre une expression chère aux adeptes du bleu marine.

Alors oui, elle puait, ma tarte au Maroilles, mais qu’est-ce qu’elle était bonne !

A refaire sans hésiter, et la prochaine fois, je pense tester une version andouillette-Saint Marcellin, pour voir si l’odeur de la gastronomie Ch’ti est plus ou moins tenace que celle de la gastronomie lyonnaise.

 

Pour deux morfales, en plat principal :

 

Pâte

  • 300 g farine blanche
  • 180 ml de lait légèrement tiède
  • 1  bonne cuillère à café sel
  • 12 g levure

Garniture

  • 30 cl crème fraîche épaisse (pas d’allégée par pitié)
  • 2 tranches de jambon
  • ¼ maroilles
  • Poivre

J’ai préparé la pâte à pain la veille, je l’ai laissée au frigo toute la nuit, plus la journée du lendemain et je l’ai sortie du frigo environ une heure avant de la travailler : c’était nickel.

Mettre dans le bol du robot le sel, puis la farine, verser le lait et émietter la levure sur le dessus. Battre avec le crochet jusqu’à ce que la pâte forme une boule qui se détache des parois. Si la pâte est trop liquide ou trop sèche, rajouter de la farine ou du lait.

Mettre la boule de pâte dans un saladier, filmer et mettre au frais.

Le jour J

Sortir la pâte une bonne heure avant de la travailler.

pâte boule

Fariner un plan de travail et étaler la pâte, puis la déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé ou feuille de silicone.

pâte étalée

Préchauffer le four à 180°C

Poivrer la crème fraîche, mélanger et étaler sur la pâte.

Découper le maroilles en tranches. S’il est assez vieux (la croûte sera orange foncé), enlever la croûte, car elle est très forte, sinon, on peut la laisser. Découper les tranches de jambon en petits morceaux, parsemer le fond de tarte de morceaux de jambon et de tranches de maroilles.

 

prêt à cuire

Enfourner pour une demi-heure, jusqu’à ce que le fromage soit bien doré.

sortie du four

 

Déguster en écoutant du  Zebda.

fin post