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Alors j’avoue, je fais un raccourci un peu simpliste avec le nom de ce plat, mais elle vient du cahier de recettes de mon père et apparemment, elle provient de l’Indépendant, le quotidien local là-bas.

Je dois dire que j’ai tout de suite salivé en lisant cette recette. C’était à Noël, mon père était en train de farfouiller dans son grimoire magique pour nous trouver des idées de bonnes choses à manger, et je suis tombée sur cette coupure. Comme je cuisine assez souvent de la joue de porc, je l’ai prise en photo et stockée dans la liste des « à tester ».

Chose faite cette semaine. Je n’ai évidemment pas suivi la recette à la lettre, comme à mon habitude. Je n’avais que 10 cl de muscat et pas de vinaigre de vin de Banyuls. J’avais en revanche un reste de crème de vinaigre balsamique blanc de la marque Toscoro.  (je précise une fois de plus que je ne suis pas sponsorisée, mais quand un produit est bon, j’aime partager  l’info). Je l’avais trouvée en promo à Monop et elle traînait depuis un bout de temps dans mon placard parce que j’avais un peu de mal à l’utiliser. Trop épaisse et sirupeuse pour mettre dans une vinaigrette, et j’utilise très peu le vinaigre en cuisine, donc elle végétait depuis des mois. C’était l’occasion rêvée de me faire de la place.

J’ai mis une seule carotte et un seul oignon, et je n’ai pas utilisé de jus de veau car je n’en n’avais pas et que je n’utilise JAMAIS de fonds X ou jus de Y industriels.

J’étais assez sceptique au départ : j’ai vraiment eu peur que la sauce soit trop acide, et bien pas du tout. C’était vraiment très bon, doux, juste comme il fallait. Je passe sur le côté confit qui va de soi après trois heures de cuisson. Pour une fois, j’ai eu le temps de faire une écrasée de pommes de terres (plus vulgairement nommée purée de patates), c’était super pour faire un petit volcan de sauce : régressif à souhait.

Pour deux mangeurs normaux :

  • 4 petites joues de porc ou deux grosses
  • 1 carotte
  • 1 oignon
  • 3 oranges
  • 4 cuillères à soupe de cassonade
  • 10 cl de muscat sec
  • 10 cl de crème de balsamique blanc
  • Sel, poivre
  • Une cuillère d’huile d’olive

 

recette

J'ai complètement zappé de faire des photos durant la préparation...

Saler et poivrer les joues de porc et les faire revenir dans l’huile jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Les retirer de la marmite, verser le sucre et la crème de balsamique. Mélanger, laisser caraméliser un peu et ajouter les carottes et les oignons découpés en brunoise.

Mélanger et laisser cuire quelques minutes, puis déglacer avec le vin blanc. Porter à ébullition, laisser bouillonner deux ou trois minutes, puis ajouter le jus d’orange. Laisser réduire quelques minutes, remettre les joues de porc dans la marmite, ajouter un ou deux verres d’eau (entre 20 et 30 cl), couvrir et enfourner à 160°-170°C pour 3 heures.

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Servir avec une bonne purée maison recouverte de sauce. La viande doit être tellement fondante qu’on doit pouvoir la découper sans le couteau.

 

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