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Lyon est, paraît-il, une capitale gastronomique. Je n’aime pas trop cette expression, elle a un côté "cocorico on est les plus beaux", et pour m’être baladée un peu partout en France, je sais bien que c’est tout le territoire qui est un pays de bons vivants.

Je préfère dire que Lyon est une ville où l'on aime manger, et que la gastronomie fait partie de la culture locale.

Il est vrai qu’à Lyon, les bonnes adresses ne manquent pas : qu’il s’agisse de restaurants ou de commerces de bouche, nous sommes gâtés.

J’ai eu récemment l’occasion de retourner au Villemanzy, une des adresses les plus anciennes des pentes. J’y étais déjà allée deux fois, et les deux fois, j’avais été comblée.

Le Villemanzy est localisé montée Saint Sébastien, à deux pas de la station Croix Paquet, et bénéficie d’une vue absolument magnifique sur la ville (je conseille d’y aller eu printemps, c’est bluffant).

La cuisine du Villemanzy se situe entre bistronomie et cuisine traditionnelle. On ne trouvera pas de makis d’autruche marinés au zeste de yuzu sur coulis de Durian, en revanche, si vous voulez déguster de bons produits dont les cuissons et les assaisonnements sont maîtrisés, c’est l’endroit où aller.

Autre point positif : le service. Certaines adresses pourtant réputées à Lyon sont assez limite de ce côté-là (j’ai eu quelques expériences assez désagréables par le passé) mais ici, sourires, gentillesse et sens du service sont omniprésents, sans obséquiosité, et c’est vraiment appréciable.

Nous étions assez nombreux et il y a eu quelques demandes particulières (plat végétarien, dessert sans chocolat), qui ont été satisfaites, et avec le sourire.

Bon, c’est bien gentil tout ça, mais qu’est-ce qu’on a mangé là bas ?

Que des bonnes choses !

L’entrée était la même pour tout le monde : raviole du daupiné à la crème de champignons et pousses d’épinards.

Que dire ? La raviole, à Lyon, c’est courant, et donc potentiellement susceptible de lasser le palais gourmand en quête de saveurs inattendues.

Sauf que là, avec la crème de champignons (juste assez subtile pour ne pas gâcher le parfum léger de la raviole) et les pousses d’épinards pour la touche de fraîcheur, c’était parfait.

 

Entrée gros plan

Pour le plat, nous avions deux choix :

Une mousseline légère de brochet au jus beurré citronné, poêlée de crosnes et carottes ou une cuisse de canard et jus de cuisson à la moutarde, mitonnée de légumes d’antan.

J’avoue que sur le moment, j’ai un peu tiqué : je n’aime pas le brochet quant au canard, je ne l’aime que confit. Or, là, ce n’était pas précisé.

J’ai finalement opté pour la mousseline, et je dois dire que je n’ai pas été déçue : c’était léger, le goût de poisson n’était pas trop fort (ce que je reproche aux poissons de rivière en général), le jus beurré citronné apportait la touche d’acidité et de parfum nécessaire pour relever le plat tout en subtilité, et les crosnes et les carottes fondaient en bouche.

 

POisson 2

Les convives ayant choisi le canard m’ont dit que c’était également très bon (et il était confit, apparemment).

 

canard

En dessert, nous avions un biscuit financier à la clémentine avec une boule de glace vanille et une sauce chocolat.

C’était le seul petit bémol : je ne suis pas très branchée dessert à la base, et je suis assez casse-pied exigeante. A notre table, les financiers avaient eu très chaud dans le four, et c’est vraiment dommage, car l’extérieur du biscuit avait par conséquent une amertume que la glace (pourtant délicieuse) n’arrivait pas à atténuer.

 

dessert gros plan

 

Cela dit, l’intérieur était très bon, j’ai donc laissé de côté la partie trop cuite pour me régaler du reste.

Pour conclure, le Villemanzy est une valeur sûre : c’est bon, c’est beau, le service est impeccable.  Il faut juste bien penser à réserver car ils sont souvent complets (tu m’étonnes).

 Et la vue (la photo n'est pas top, il faisait gris) :

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Maison Villemanzy

25 montée Saint Sébastien

69001 Lyon

http://www.maison-villemanzy.com/maisonvillemanzy/