mise en scène 2

S’il y a bien une tradition que j’adore chez nous, c’est celle de l’apéro. Je pense que c’est un truc typiquement du sud, car on retrouve des concepts identiques chez de nombreux voisins méditerranéens : les mezze, la kemia, l’antipasti…

L’apéro, c’est le repos, c’est le moment de prendre son temps, de rigoler autour d’une table avec des proches, des amis, des collègues. C'est le moment de se détendre.

Plus jeune, l’apéro était synonyme de permission de boire un fond de coca (je n’aime plus ça maintenant, mais à l’époque, c’était fête), c’était le retour de la plage pendant les vacances avec, sur la table, les amandes grillées espagnoles, les almejas (des petites palourdes marinées et pimentées préparées par mon père et mon oncle), les cacahuètes, toutes ces petites choses qui font les souvenirs d’enfance.

Je ne bois plus de coca et je ne vais presque plus à la plage, en revanche, j’aime toujours autant l’apéro. Avec le temps, j’ai appris à varier les plaisirs et j’aime bien préparer des petites choses maison à grignoter.

Ce week-end, j’ai choisi les gougères. Je me suis dit que ça plairait aux enfants, qui aiment bien venir picorer à la table des grands, et puis c’est bête comme chou (c’est le cas de le dire) à faire.

J’ai fait deux parfums : comté et tartare, mais on peut varier les plaisirs : tarama, roquefort, jambon, saumon fumé….

Pour une vingtaine de petites gougères :

  • 70 g de beurre (demi-sel pour moi car la gougère est fade, à la base)
  • 250 ml d’eau
  • 150 g de farine
  • 4 œufs
  • Sel et poivre
  • 100 g de comté OU 1 petite boîte de tartare/boursin/mère Loïk

 

Mettre l’eau, le beurre, le sel et le poivre dans une casserole. Il ne faut pas avoir peur de poivrer ni de saler. Faire bouillir et lorsque le beurre a complètement fondu, ajouter d’un coup la farine et retirer du feu.

Mélanger énergiquement  jusqu’à ce que la pâte forme une boule, puis remettre à feu tout doux en continuant de tourner pour assécher la pâte.

Sortir du feu et ajouter un à un les œufs. Là, il faut avoir été malin et avoir pris une grande casserole. Moi évidemment, j’ai cru que la petite suffirait et j’en ai mis partout en incorporant les œufs, car il faut faire ça avec énergie. Bref.

Lorsque les oeufs sont incorporés, ajouter le comté ou le tartare, mélanger.

Préchauffer le four à 180°C et déposer une feuille de papier sulfurisé ou de silicone sur une plaque de cuisson.

Ensuite, deux écoles : soit on forme les choux à la poche à douille (ce que j’ai fait cette fois), soit on dépose de petits tas à la cuillère.

 

sur la plaque crue

On enfourne et on laisse cuire 25 minutes sans ouvrir la porte. On sort du four et on tient éloigné des gourmands qui n’ont pas la patience d’attendre les invités.

 

plaque cuit

On déguste avec un bon vin, un bon kir, une coupe de champagne….

 

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