assiette finale 4

Il y a quelques années, un de mes amis a voulu faire le malin auprès de sa compagne (qui cuisine comme un chef) en lui disant que le risotto, mouarf, c’est pas de la cuisine, c’est trop facile, vazyhé l’autre, c’est juste du riz !

Je ne sais plus exactement comment ça s’est passé, elle a certainement dû le mettre au défi d’en réaliser un, et le résultat n’était pas vraiment au top. Le pauvre s’est fait charrier pendant des mois à cause de cette histoire. Depuis, il s’est rattrapé et nous a un jour cuisiné un risotto parfait, avec des cèpes, un vrai délice, mais l'histoire est restée et fait régulièrement l'objet de private jokes.

 

Tout ça pour dire que sous ses airs basiques, le risotto n’est pas si facile que ça à réaliser. Il faut le bon riz (je prends du Carnaroli mais on peut également choisir de l’Arborio), le bon bouillon (de préférence maison), le bon parmesan (trop piquant, il ruinera votre plat) et une vraie dose de patience, car le risotto se mitonne avec douceur, lenteur et amour (mais ça c’est valable pour n’importe quel plat) et il ne supporte pas qu’on s’éloigne.

 

Une fois que ces basiques sont acquis, on peut l’agrémenter de plein de manières, et il reviendra souvent dans ce blog.

P. si tu t’es reconnu, je te dédie ce post

 

Pour deux personnes il faut :

  • Un demi potimarron
  • Une échalote
  • Un litre de bouillon de volaille (honte sur moi, j’ai pris une tablette car je n’avais pas de bouillon maison au congel…. Promis je vais me flageller tous les soirs jusqu’à la nouvelle lune)
  • 2 gousses d’ail
  • 4 ou 5 feuilles de sauge
  • 10 cl de vin blanc sec (du muscat pour moi)
  • Environ 50 g de beurre doux
  • 50 g de riz Carnaroli ou Arborio

 

Commencer par éplucher le potimarron et le couper en petits dés.

Avant, je frémissais de peur rien qu’en pensant à la galère de découper et éplucher une cucurbitacée. Je ne sais pas combien de fois je me suis entaillé les doigts en essayant de préparer ces bestioles. Et puis un jour, j’ai lu (je ne sais plus du tout où) une astuce qui a changé ma vie. Il suffit tout bêtement de passer la cucurbitacée au four à 180°C une vingtaine de minutes pour ramollir la peau. C’est tout bête, mais il fallait y penser.

 

potimarron quartiers 2

 

Donc : mettre le potimarron au four pour 20 minutes et le laisser refroidir un peu avant de le découper, l’éplucher et le couper en petits dés.

 

Faire fondre le beurre à feu doux et ajouter les gousses d’ail épluchées et coupées en deux ainsi que les feuilles de sauge, laisser chauffer à feu doux une dizaine de minutes en prenant bien soin de ne pas colorer (ni brûler) le beurre.

Cette opération permet de parfumer le beurre subtilement.

 

Risotto1

Ajouter ensuite les dés de potimarron et laisser cuire doucement. Le potimarron doit être fondant. Lorsqu’il est cuit, le retirer avec une écumoire et le déposer sur du papier absorbant ainsi que les gousses d’ail (je les laisse car j’adore l’ail légèrement confit. Si on n’aime pas, il suffit de ne pas les garder). Retirer les feuilles de sauge de la sauteuse et ajouter l’échalote émincée.

Risotto2

Faire cuire doucement jusqu’à ce qu’elle soit fondante, puis ajouter le riz cru.

Le faire revenir jusqu’à ce que les grains soient translucides, puis verser le vin blanc. Porter à ébullition et laisser chauffer jusqu’à évaporation quasi complète.

Baisser ensuite le feu et verser une louche de bouillon (idéalement, chaud). Lorsque le riz a absorbé la louche de bouillon, renouveler l’opération jusqu’à ce que le riz soit cuit. Il doit être fondant mais pas en purée. Il faut compter entre 20 et 25 minutes de cuisson, mais il est préférable de goûter.

 

Risotto3

A 5 minutes de la fin, ajouter les dés de potimarron, mélanger, puis le parmesan. Mélanger à nouveau, laisser encore cuire quelques minutes et servir.

 

riz et potimarron 2

J’ai ajouté des lamelles de sabodet froid pour faire un repas complet (l’Homme a besoin de viande pour être repu) mais si ça n’avait tenu qu’à moi je l’aurais mangé nature.

 

Risotto4